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FLUCTUATIONS (Extrait)


FLUCTUATIONS (Extrait)

Inspire
L’univers entre en toi avec ses printemps éphémères,
ses fièvres éblouissantes
Tu respires l’odeur envahissante
du thym sauvage
des souvenirs ramassés sur la plage
Tu bois le lait de vie
Ouvre la fenêtre
Il n’y a plus de dedans, de dehors
Seul, ce présent d’éclair et de surgissement,
Cette hâte d’aimer et de connaître
Tant de messages, de caresses,
d’écorchures
Tant de promesses nous traversent
Le monde extérieur maintenant te pénètre
Les sons ruissellent
Les odeurs pétillent
Respire le réel,
Il t’appartient et tu lui appartiens
Ouvre la fenêtre
Que le souffle s’engouffre dans l’embrasure
Agrandis l’orifice
Interstices, fêlures, lézardes,
agrandis les
Déchire, lacère, brise et broie tes prisons
Creuse des trous dans la muraille
Perfore l’indifférence et la résignation
Ouvre toutes les fenêtres, toutes les portes
Le vent t’appelle
vers des clartés insoupçonnées
Ose franchir le seuil
Approche toi de l’au-delà
sans précautions
Ferme la fenêtre
La menace est partout
dans le manque et l’incertitude
dans la présence et dans la solitude
Nous sommes fissures, gerçures, et déchirures
Où donc est le secret
qui ouvrirait la voie du vrai ?

 Colette Gibelin

 

Oh oui…

« Où donc est le secret
qui ouvrirait la voie du vrai ? « 

D’aider à le faire appréhender à d’aucuns

ce soir

me laisse seul  à boire la tasse du doute

dans les ténèbres des pensées qui m’entourent…

 

N-L – 23/10/16

 

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A VOUS


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A VOUS

Soudain on s’aperçoit. Un jour, qu’on ne s’en était pas rendu compte, c’est entré dans le coeur et la tête à tisser, t’hisser, tellement que la côte est devenue visible…

 

Il est des heures qui nous ouvrent les mains
et retournent comme un texte fané
la leçon fatiguée qu’est le monde.

L’initiative ne nous appartient pas.
Les choses se déprennent ou s’ouvrent
comme s’il y avait des ondes, des courants
ou des motifs
qui parcourent le temps et l’espace
changent les situations
corrigent les substances
dépoussièrent des textures
et peut-être même inventent
de nouvelles manières de l’être,
des variations ou des échappements.

Roberto Juarroz

La tête de tous les jours ne va plus avec la pensée qui déborde. Les costumes étouffent par l’étroitesse de nos épaules. Comment j’ai pu faire ça de passer à côté de Moi ? Oh, vie de merde, tu m’as foutu des défis dans les bons chemins, genre Tartarin j’ai foncé, joué les Zorros et me voici enlisé dans mon bayou. Marais cage. Héron cendré, j’aime plus les lentilles, faut que transhume !

Un espace blanc de lin étale sa virginale possibilité. La toile me cligne de l’oeil. ö Amour sans Toi que serions-nous devenus. Une fausse idée de soi, un fac-similé de réussite,un projet constamment à l’étude, c’est tout le désir des autres qui est réuni là. Mais l’égo dans tout ça, il est où hein mon P’Tit-Gars. La Divine Comédie ouah bonjour tristesse…Je me ouvre, je me extirpe, je me vomis, je me transite…me purge. Les personnages sortent et entrent des petites-maisons dans les arbres. Voilà, ça grouille de vie, peins, peins ne renferme rien aimes que dans un Cri !!!!

Niala-Loisobleu – 23 Octobre 2016

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