AU BORD DE TIGE


AU BORD DE TIGE

C’étaient rien de ce qui fait l’affiche, la réclame, le must, le clou

ô non, ne me dites pas que la couleur prend naissance au terne

je sais la différence entre la vraie fleur sauvage et l’ornement de vase

Aussi allais-je délester d’une présence le plomb d’un corps-mort happant au fond. A se crocheter aux rochers, sol dur où l’encre se casse l’écriture. On met des bourrelets sous le rai des portes comme on garrotte l’air d’un libre-penseur porteur de lumière. J’aime le blanc de sa peau quand il se marie à son âme, pas le tulle d’un cérémonial  qui étouffe sa virginité. En partant plus loin de ce qui reste de l’écume j’ai laissé ma pensée dire « t’inquiètes je sais que l’on appuie sur ta tête pour te noyer ». Puis j’ai laissé les Muses se remettre en Mémoire.

Niala-Loisobleu – 20 Octobre 2016

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Son-Silence


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Son-Silence

A l’angélus s’écartèle martel en peine l’autoportrait à la gousse de citron ; la faim prononce un soir un peu mendiant ; ta croix dans les étoiles se rit de toi, et dans l’étranglement de ton regard, la démesure du silence te fait proie. l’affolement te devance et tout semble se clore.

alors que tu bégaies l’air suspendu au son des cloches, les doigts de ton passé émiettent des sillons dans l’humus de l’espace ; quel maigre enterrement des peurs ; le hameau antérieur se dépouille sur ton visage, tes pieds s’enlisent dans le sable émouvant ; vont-ils saigner ces pieds de parcourir ton front ?

le soir secoue sa brume et toi tu te piétines ; tu aimes inexister ainsi perdant toute racine dans la nuit qui se drape de lambeaux à recoudre.

puis enfin tu t’assieds, comme un fantôme heureux.

Martine Cros

Au travers d’un morceau de nuit cassé , on fouilla le jour à corps.

Je te vis nue au premier regard, ton habit de car naval t’emportant en croisière d’une réclame de bien-être n’ayant pu me tromper sur le sens qu’il fallait donner à naître que soi et rien de la volonté d’autrui. Un espace de chaussures entre les orteils, des bornes dépassées, l’hors-d’usage accordé au minimum de dignité, en bref une espèce de crachat en guise de reconnaissance et voilà le portrait rot-beau mis en carte d’identité. Les ans perdent leur goût au fil d’un quelconque prononcé, en témoigne l’écran plat. Pourquoi se jeter à l’ô quant l’amour en se gommant la majuscule vous a arraché les ongles ? On s’enfonce dans son mauvais karma comme dans une SMT ramassée aux vidanges d’une station d’épuration. Après le naufrage les épaves accompagnent les vagues de leurs psaumes dégénérescents en place des balises signifiant le bon chenal. Quoi faire, j’veux pas mou rire…Slam en tel…

Il y a les fauves parfums qui n’ont pas de dents à leurs lèvres. Rien de carnivore et en corps moins de vampire dans la tentacule qui se fixe à l’envie de vivre quant tout aspire au néant.Le sébum d’une racine qui se love le long du cou a s’en amenuiser le poumon. Alors que le sein s’accroche plus fort que se faire louve, les petits seront pas élevés en batterie, il faut qu’il courent, qu’ils rebondissent, volent et s’enchantent à pousser comme l’herbe sauvage. Bah…l’ô paiera !

Quand tu sautes du trapèze, je vois ton tutu qui fait des pointes, mon pinceau peut te prendre sans filet et nous garder baroques. Le premier qui me dit que je suis triste, je lui fait un grand sourire au cutter.

Niala-Loisobleu – 20 Octobre 2016

 

http://culturebox.francetvinfo.fr/live/musique/opera/orfeo-chaman-de-pluhar-au-teatro-mayor-de-bogota-214531