LES P’TITS CAILLOUX & C’EST TOUS JOURS DEUX MAINS


LES P’TITS CAILLOUX & C’EST TOUS JOURS DEUX MAINS

LES P’TITS CAILLOUX

L’escalator charrie ses usagers, le monde humain monte et descend sans trop savoir qui, de lui ou de la machine, choisit la couleur de ses pas. Une forme d’obstination conduit les uns à vouloir ne voir qu’une seule direction, en dépit de la moindre observation, il y a pourtant assez de signes clairs pour éviter de se tromper d’itinéraire.Moi ça me fait mal de le voir s’engouffrer dans une illusion alors que le paysage dévoile sa véritable figure. C’est insupportable de penser qu’il faut avoir la méchanceté de faire mal pour éclairer.Les mauvaises intentions quand elles ne sont pas innées, ça devient mission impossible. Il faut pas croire que ce qui fait plaisir.

Les autres sont entrés dans les ordres du courant. Les voilou, les voilà entrés au monastère du va comme j’te pouce, il sucent leurs doigts depuis qu’ils sont au monde. La gougoutte qui gave, rassure, et surtout dispense de tout engagement en faisant office d’aimant.

Ceci dit rien qu’en passant plus vite que la vitesse de la lumière, pour sortir des ombres chient noises.

Je viens d’apercevoir un parfum nouveau. Trois gouttes derrière l’oreille m’ont soulevé et mains tenues en suspension, exactement de la même façon que de sur la palette surgit un nouveau ton. A la base du mélange, les ingrédients étaient semblables, puis sous le charme d’un fait d’exception, le volume a atteint la troisième dimension.

Peindre c’est chercher à exprimer ce que les mots n’ont pas le pouvoir de dire, ce qu’ils ne trouvent qu’à écrire sur des papiers qui vont à la corbeille, tous froissés.

Exprimer son propre mystère c’est pas facile, et on peut pas dire qu’à partir du rajout d’un autre mystère, l’équation se simplifie.

Mais on peut pas nier, que c’est grâce à cette addition, que bien des choses arrivent à se soustraire au bénéfice de plein d’autres qui ont multiplié les possibilités. Voilà, dans le fond c’est simple, j’écarte la division.

Niala-Loisobleu – 17 Juin 2013

 

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C’EST TOUS JOURS DEUX MAINS

Demain ça pourrait pleuvoir que ça changerait rien au soleil que je vais monter au fil de mes chaussettes, histoire de ne pas douter que j’ai le pied sol-air.

Depuis que ce monde a poussé son premier cri, que l’évolution a fait un inénarrable bond, rien a changé. L’HOMME SE VEUT BON , SE VEUT MEILLEUR…Tu parles, il a gardé tout de l’animal, plus féroce parce que capable de réfléchir…

A côté d’un bombardé y a toujours un tireur de ficelle à l’abri. Là où le pain n’est plus quotidien depuis plus longtemps que c’était avant, il y a une villa milliardaire qui lotit où on jette la bouffe. Dans le gros cul d’une nulle people qui gagne des fortunes à le faire photographier du soir au matin, un sphincter opère le même transit qu’un autre, sauf que sa merde à ailes la fait vivre. Et le chanteur qui n’a pas plus de voix qu’un candidat à la primaire passe en boucle, mistral gagnant, sur la prochaine faillite de son pays. Oh, mille excuses Messire, paraît que tu accuses la justice de lâcheté, mais dis-moi minable petite ombre, où as-tu sorti tes couilles, toi, autrement qu’en chambre close de ta vie lupanar d’une maîtresse à l’autre ? Si j’étais-toi, je m’aurai défenestré avant de me laisser piétiner par les troupeaux de migrants lâchés EN DEPIT DU BON SENS, d’une catastrophe humaine sur l’autre. Vois-tu malgré tout ça , j’ai l’Espoir collé aux basques.

Pourquoi ?

Ben c’est aussi con que simple parce que j’aime la vie et que ça exige de rester propre.

On empêchera qu’une seule misère sur cette terre : la sienne au sens moral.

Je peins pas pour me me faire mettre sur un piédestal, je peins pour mettre un baume sur c’te putain d’blessure qu’est la vie. Parce sans amour mieux vaut jamais être sorti du néant.

Je vais passer à l’acte mains tenant, en chargeant dans mon auto le mobile de ma joie de vivre. Demain j’accroche en corps !!!

Niala-Loisobleu – 16 Octobre 2016

8 réflexions sur “LES P’TITS CAILLOUX & C’EST TOUS JOURS DEUX MAINS

    • Toi qui nage comme qui vole, plus fait gnon qu’un poêle dans la main, crois-tu qu’on les laisseraient nous tondre le gravillon dans le schéma d’égarement qui leur est cher ? Certes point, j’suis pas ch’val par hasard !

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  1. Y a pas un bouton « j’adore » ? rien que pour la phrase «Je peins pas pour me me faire mettre sur un piédestal, je peins pour mettre un baume sur c’te putain d’blessure qu’est la vie.»
    On n’a jamais trop besoin de baume, et le tien fait un bien fou…
    merci l’oizo
    ¸¸.•¨• ☆

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    • Y en a un bien un, mais -tourne la tête des intrus- comme c’est toi qui l’a, que je fesses j’adore pour nous deux !!!!!!!!!!!!!! Ah là tu fais de ma peinture des nues que l’académie ignore, mais pute borgne que ton oeil sein, comme le bon qui me reste, savent dans le texte. Entre deux (des chargements de l’auto mobile) le soleil s’est mis à remonter le secret de l’assemblage des garrigues au point initial du jour J où le con ne prêtait qu’à con fusion.

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