PHENOMENAL !


PHENOMENAL !

Sortie des barreaux refusés

des cages-prison

du grand mono poli

L’Eternel Matin

se libère

Cri phénoménal

que nul n’entend

d’un coeur

parmi les trop préoccupés à compter leurs sous développés à la ruine !

Niala-Loisobleu – 2 Octobre 2016

 

N’oublies jamais que je t’aime…


1-1

N’oublies jamais que je t’aime…

Le couloir se la joue à rideaux baissés. M’aime en surface la mine s’enfonce au hasard des tunnels. Mets trop polis teints, le temps de la malbouffe est au menu quotidien. Si les enfants d’Edouard ont un jour fait planer l’espoir, il faut croire  qu’en Landerneau ils avaient le clair tourné vers les abysses.

N’oublies jamais que je t’aime…

Une classe de maternelle a qui on apprend à chanter dans l’appeau de moutarde ça pique les cordes vocales dans la vérité du mensonge pratiqué

A travers le temps et l’espace

Attendre sous le vent et la neige des astres

la venue d’une fleur indécente sur mon front décoloré

comme un paysage déserté par les oiseaux appelés soupirs du sage

et qui volent dans le sens de l’amour

voilà mon sort

voilà ma vie

Vie que la nature a fait pleine de plumes

et de poisons d’enfants

je suis ton humble serviteur

 

Je suis ton humble serviteur et je mords les herbes des nuages

que tu me tends sur un coussin qui

comme une cuisse immortelle

conserve sa chaleur première et provoque le désir

que n’apaiseront jamais

ni la flamme issue d’un monstre inconsistant

ni le sang de la déesse

voluptueuse malgré la stérilité d’oiseau des marécages intérieurs »

Rémi BOYER (in incoherism.wordpress. com, 1er mai 2016).

Source: http://www.leshommessansepaules.com

Île m’est ce matin à l’écarté. Loin des feux naufrageurs de la côte de mocheté. L’ormeau garde sa perle au fond de sa mâchoire serrée. Beau bleu ardoise à couvrir les chaumes d’un Toi sûr. Passé plusieurs Moi en mer sale la goule à vouloir hâler l’Ô Douce. Nous ne serons jamais galériens à la rame. Les coups de fouet de la déchéance humaine n’embarquent que les névrosés de l’auto-flagellation.

Oeil pour oeil, je choisis celui de vers

dans pour dans,

pour tenir ferme

ce que je n’ai rien oublié.

Niala-Loisobleu – 2 Octobre 2016