Avant de revenir dans ma Naissance…


Avant de revenir dans ma Naissance…

 

J’ai la racine de mon arbre qui fruite

un drain que les caillots philtrent

Au loin rien ne s’écarte du proche, hein ?

 

Sur un ciel noir en serre, le plâtre de paris colle au lattis-lazuli. Jeux interdits. Nous sommes encore tenus au secret des mots mis à nu du sarcophage. Comment le Nil a-t-il accroché la pyramide à l’oeil du Soleil ? Le mystère a seul le pouvoir de garder le grain.Quand le petit gravier de Poucet remontera par le trou de la poche percée, les chemins du Paradis Perdu seront parallèles aux miens.

 

Surtout, surtout, mon Coeur

ne me délie pas de la corde des guitares…

 

Niala-Loisobleu – 31 Octobre 2016

 

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Pieds en l’air la chaise renversée chaloupe l’évasion, absence seins phoniques


Pieds en l’air la chaise renversée chaloupe l’évasion,

absence seins phoniques

Des parasites bafouillent sur la modulation de fréquence
La méga herse s’est couchée en travers de la chaussée
Au milieu du canal le pont-levis est relevé
Les notes s’engloutissent
Le sabre de la nouvelle lune coupe le crêpe de la nuit
Pas un geste de la parole ne rompt les barreaux

 

Aux mains griffant les décombres d’un bonheur arraché
Sur la langue de la plage sèchent des mots échoués

Salive enregistrée
Raides d’un sel qui les a conservé intacts
Mots de tout que le silence n’a pas étouffé
Juste mis en attente
Ma mémoire d’amour guette
Du plus haut de la hune
Le signe
Le souffle
L’onde

Qui va recercler les hanches des canards

Le lien patient a cassé la glace de son étrave

Elle se dresse
Jour en corps au centre de la nuit
Demandant pardon aux hommes de n’avoir su trouver l’emplacement du bonheur
Présence à portée de coeur
Debout dans ses yeux
Sur le sable qui moule ses chevilles
Au seau appâté par la pelle de son désir
Trois cormorans crient d’elle et de lui
L’île n’est plus lointaine
Il y est pour ailes mais où est-elle
La marée s’est retirée pour laisser passage aux pieds
A contre-courant la nage est vaine
Les coquilles crissent leur vide au marché nus pieds
L’eau douce sale les larmes et bleuit les joues
Le jour n’est plus loin
Occis gênes et pièges menant droit aux naufrages
Une lueur tend son cordeau mauve sur l’horizon
Qui dévoile le chenal
Sur le môle nimbé de blanc un home attend seul
L’ouverture des portes de l’écluse pour changer d’étiage

Niala-Loisobleu

31 Octobre 2016

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Requiescunt


Ô pétales
ne vous désunissez pas du baume
restez à l’épine
de l’Amour
piquées de votre sang…
N-L

Je pleure sans raison que je pourrais vous dire

Cimetière de Saint-Girons (Ariège, France), 29 octobre 2016

José Pracana | Lenda das rosas. Linhares Barbosa, paroles ; musique traditionnelle (Fado das horas).
José Pracana, chant et guitare portugaise ; José Fontes Rocha, guitare portugaise ; Francisco Peres, guitare ; José Carlos da Maia, guitare basse. Captation : Lisbonne, années 1970.
Vidéo : RTP (Rádio e televisão de Portugal), années 1970.

Na mesma campa nasceram
Duas roseiras a par
Conforme o vento as movia
Iam-se as rosas beijar.

Sur la même tombe naquirent
Deux rosiers semblables
Le vent les agitait de même
Et faisait se rencontrer leurs fleurs.
Deu uma, rosas vermelhas
Desse vermelho que os sábios
Dizem ser a cor dos lábios
Onde o amor põe centelhas
Da outra, gentis parelhas
De rosas brancas vieram.

L’un donnait des roses rouges
De ce rouge que les sages
Disent être la couleur des lèvres
Que l’amour fait scintiller.
Sur l’autre s’épanouissaient
Des roses…

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Au cynique, le jeu de bile manque totalement d’enfance…


Au cynique, le jeu de bile manque totalement d’enfance…

Transpercé du froid qu’un bord de trottoir expose, mon regard bouquiniste se tend à la chaleur de l’image de ce qui reste de l’humain indélébile.

Sur toute Seine, la vie chalande, promenant ses enfants-affluents en dehors des tarissements de la faune et de la flore. Entre noir & blanc, Pierrot sort les dents de lait du clavier de sa boîte à musique. Pourquoi l’herbe ne serait-elle verte qu’au loin ? Nous n’aurions plus alors d’en vie de déjeuner, parce que repus de gaspillage, jours arrachés par poignées de la chevelure du tant…

Au cynique le jeu de bile manque totalement d’enfance.

Tes blés sont blonds heurs ma Petite-Fille, restée cristal.

Rire dans l’échappement du pot de merde automobile en ta parure corps de femme.

J’ai blanchi du harnais à labourer l’espoir pour nourrir l’âme en première intention.

Et la misère ne fait que proliférer par les soins des marchands de cauchemars, sous-enseigne du rêve et tête de chapitre humaniste

. Sinistre Frankeinstein issu d’un plan de Machiavel.

Sergent-recruteur enrôlant les masses crédules comme le fit autrefois

un nommé Mais Si…

Soit, dans l’embrouille des croyances, j’accorde à l’Homme droit à l’erreur.

Sauf à celle qui est rerererépétée.

L’enfant ne se trompe jamais jusqu’au jour où l’adulte lui dispense l’enseignement qu’il n’a jamais su tirer de l’Histoire…

A part la mandoline où les baratineurs chefs-de-groupe excellent, en quoi nous sont-ils utiles ?

Bientôt le jeu de domine haut va nous effondrer un peu plus.

Je vais faire monter mon moral

de nouveaux rangs en armant

plus fortement l’espoir que je mets

en TOI AMOUR.

Tu es Belle, Nouvelle-Lune

l’alarme de l’espèce

sur l’escarpolette

Reste fraîche de croyance

je te le demande

et joue à vivre

parmi les fleurs !

Niala-Loisobleu – 30 Octobre 2016

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Bleu, photo d’un jour passé, à Nuit Blanche d’un Matin Avorté


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Bleu, photo d’un jour passé, à Nuit Blanche d’un Matin Avorté

 

« En ces heures ou le paysage est une auréole de vie,et où rêver n’est que se rêver soi même, j’ai élevé, mon amour, dans le silence de mon intranquillité, ce livre étrange où s’ouvrent, tout au bout d’une allée d’arbres, les portes d’une maison abandonnée.

J’ai cueilli pour l’écrire l’âme de toutes les fleurs et, des instants éphémères de tous les chants de tous les oiseaux, j’ai tissé un réseau d’éternité et de stagnation.

Telle la tisseuse, je me suis assis à la fenêtre de ma vie et oubliant que j’habitais là et que j’existais, j’ai tissé des linceuls pour un tiède ensevelissement, dans de chastes toiles de lin destinées aux autels de mon silence.

Et je t’offre ce livre,car je le sais beau autant qu’inutile. Il n’enseigne rien, ne fait croire à rien, ne fait rien sentir. Simple ruisseau coulant vers un abîme cendreux que le vent disperse, et qui n’est ni fertile ni nuisible. »

Fernando Pessoa (Le livre de l’intranquilité)

 

En ces heures où le soleil se mouchète de rousseurs grises aux cernes des abandons

les paupières luttent à faire passer la scène à gué

Les douves du Louvre

auraient bues

la passerelle des Arts

que le buvard n’aurait pas mieux avalé

l’Institut

Est-ce une abstraction d’ô qui tarit mon caniveau

poussant d’un balai de bouleau

les quat’-saisons à l’angle mort de ma rue du Bac

peut-être ai-je rêvé mon existence avant que d’être né

je serais alors déjà mort

sans le savoir

Me connaissant excessif en couleur de folie

rien ne pourrait m’étonner venant de ma part

le vide des autres oblige

Entre un calendrier muet sans dates ni mois ni jours

comment allez-vous lui demander une horloge parlante

disant sans omission chacune de ses secondes par la trotteuse de ses sensation réelles

Bah coup ci coup ça fatigué d’attendre, le ressort du remontoir se grippe

Au loin si loin que rien n’apparaît plus

le jour continue à lever des mercenaires

avant des enfants s’y intercalaient

maintenant on les met aux écoles sous prétexte d’en faire des grands

le mensonge commence tôt

Là où l’amer lèche la motte des Saintes -Marie

une langue de taire dessine en épine la couleur de l’odeur des roses

J’ai dressé bien des pierres aux autels borgnes

mécréant compagnon du chant des rosaces échappées des grandes orgues

une Foi plus bête que l’innocence amarrée au coeur

Mon tramway bleu

ahane en cris électriques à monter les calles du vieux Lisbonne à la recherche

du gardeur de troupeau

le compas électrocuté

par les guitares du fado

du petit pays de mon esprit

traversé par les ailes de Cervantès à do de gamme de Rossinante

Puisqu’il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée

je me dégonde olé à Venise en voyage de noces noires

dernier soupir avant décapitation de l’Arbre de Vie

au terme d’une nuit blanche annoncée par les reflux répétés,

malgré les itératifs SOS envoyés…

Niala-Loisobleu – 29 Octobre 2016

 

AUX VENTS TOURNANTS


AUX VENTS TOURNANTS

Les voici, toujours plus voraces, décidés à manger nos marches

la peine de nos efforts, il veulent juste la rendre vaine

Cet or sans valeur marchande

qui gisonne au fond de notre Coeur

ses longs filons d’odyssée

leur fait venir la rage jalouse

que lance l’heureux ne vivant que d’innocence

Cachés derrière leurs verres noirs

leurs yeux mettent

la couleur radieuse

en  deuil

funérailles d’une crise dont ils sont les complices-auteurs

Adieu l’amour

si le passant n’a qu’amertume à promener

Nous

nous ne pouvons nous noyer dans de telles larmes

tendons-nous les lèvres pour nous respirer

ô et forts mon Amour

Restons en dehors de ce convoi funèbre qui ne bénit m’aime rien, en se traînant la mort dans l’âme, devant la Mémoire des Muses…

Niala-Loisobleu – 28 Octobre 2016

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LORSQUE…


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LORSQUE…

Lorsque les mots que j’ai tu ont fini par s’écrire, pensant ainsi naïvement qu’ils seraient entendus, ma plume a renversé l’encrier.

Comme un goinfre le buvard s’est tapé une innocence que rien n’assimilait au pêché. Les choses de la vie viennent trop de ce que les gens s’en mêlent sans être concernés. Sans doute s’agit-il là d’un réflexe pour éviter de ranger ses affaires soi-même. Du quand dira-on, on fait la mode du tant qui rapporte – un toutou bien dressé ça chasse à l’arrêt- qu’importe les dégâts collatéraux, le propos déplacé et la médisance c’est le plus court-chemin entre l’aligne droit et le coup tordu.

Lorsque je vois l’impression que je laisse, je m’efforce de continuer à rester authentique pour ne tomber dans le jugement erroné de ces autres, tellement plus bêtes que méchants, qu’ils finissent quand même par devenir une putain de rage qui n’aura jamais son vaccin.

C’est tellement dur d’aimer, qu’en définitive à force de prendre des coups dans la gueule tout seul, ça vous sort d’une messe où on fait semblant de s’adorer en public à coup de commémorations d’attentats, de mépris du prochain, de caillassage de l’ambulance, du flic et du pompier.

Lorsque la chose publique n’est qu’une exhibition pornographique, j’vois mal comment moi, pauvre petit con, je pourrais m’en sortir autrement que tout seul…

Niala-Loisobleu – 27 Octobre 2016

Prendre ce rien que le tout cache, puis après en avoir peiné, en jouir pour ce qu’il est…


Prendre ce rien que le tout cache, puis après en avoir peiné, en jouir pour ce qu’il est…

 
Le jugement des autres est plus lourd à porter quand on le met à marcher dans la ballade de ses heures. Quand je peins sans visiteurs, je vois tant de choses que je ne sèche pas de couleurs. Morne rue, ma plaine est riche d’amour.
Ah peindre ce rêve de vivre libre des marées, ça me remue les reins autrement que le cul sur une chaise au centre du marché…
Niala- Loisobleu – 26 Octobre 2016
Nous attribuons généralement à nos idées sur l’inconnu la couleur de nos conceptions sur le connu : si nous appelons la mort un sommeil, c’est qu’elle ressemble, du dehors, à un sommeil ; si nous appelons la mort une vie nouvelle, c’est qu’elle paraît être une chose différente de la vie. C’est grâce à ces petits malentendus avec le réel que nous construisons nos croyances, nos espoirs — et nous vivons de croûtes de pain baptisées gâteaux, comme font les enfants pauvres qui jouent à être heureux.
Mais il en va ainsi de la vie entière ; tout au moins de ce système de vie particulier qu’on appelle, en général, civilisation. La civilisation consiste à donner à quelque chose un nom qui ne lui convient pas, et à rêver ensuite sur le résultat. Et le nom, qui est faux, et le rêve, qui est vrai, créent réellement une réalité nouvelle. L’objet devient réellement différent, parce que nous l’avons, nous, rendu différent. Nous manufacturons des réalités. La matière première demeure toujours la même, mais la forme, donnée par l’art, l’empêche en fait de demeurer la même. Une table de pin est bien du pin, mais c’est également une table. C’est à la table que nous nous asseyons, et non pas au tronc du pin. Un amour est un instinct sexuel ; malgré tout, nous n’aimons pas avec notre instinct sexuel, mais en supposant un autre sentiment. Et cette supposition elle-même est déjà, en effet, un autre sentiment.
Fernando Pessoa (Le livre de l’intranquillité)
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BLANC NOIR SI


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BLANC NOIR SI

Balancé d’un nord au sud décalés, voici un bruit d’aile émoi parti dans les allées du vent. Je siffle, par la cheminée. Monte un parfum d’andouille je m’éveille.. Les moules du quotidien monopolisent le passage du soleil, pan-pan la crémaillère. Envie d’être cuit-cuit l’Oiso ?
Sacré bataclan, ça pue le pain des pisses.
Le Boulevard du Crime, ça m’étonnerait que ça parle encore à quelqu’un, sauf s’il reste un ciné fil dans le nécessaire à couture. Peu importe, Les Enfants du Paradis vont devoir se protéger grave, les malaises d’amour n’ont pas besoin de rapport SMT pour surgir. Ils viennent tous seuls vous claquer la gueule en plein dans l’dos, connerie oblige.
Bah, n’aimant pas les cages pour ma part je mettrai que du Barrault à la fenêtre. Une manière sûre pour retrouver d’beaux yeux Vers…
Emmènes-moi ma Garance ! Je m’accroche au Visage de ce rêve-mien, meurtri d’avoir été taiseux, sans dire un mot, cousu des lèvres et d’en avoir rien dit par contrainte quand tu t’es montrée à moi, du bout de tes seins lourds pointant comme des chants pignons dans ta toison luxuriante…
Niala-Loisobleu – 26 Octobre 2016

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État des Lieux 11


Ce n’est pas tant que la route fut longue

c’est bien davantage

par  sa briéveté bien particulière qu’elle a dominé 

pourtant le vain n’a pas vieilli le sentiment

il l’a en quelque sorte mis en hivernage durant un glaciaire à laisser mûrir 

La vie est une salope de compteuse, a triche, comme si a pouvait gagner rien que toute seule par la seule grâce d’un égocentrisme démesuré qui lui file un don de comédie éhonté. Et que je t’en remets une couche, j’suis l’arène de la mandoline. La mise amor où y a pas une seule société de protection animale qui gueule au charron…les coups bas sont enseignés dès la mise au monde sous couvert des devises de liberté, d’égalité et de fraternité. Faux c’qui faux. Tant pis pour toi, t’aurais dû savoir de pas v’nir.

Ainsi va la salope au quotidien, sauf que…

l’Amour tu peux lui cracher à la gueule pour qui tombe de la chaise…que le voilà qui dense debout !

Niala-Loisobleu – 24 Octobre 2016