Elle est là, devant moi, les yeux brillants d’un bleu d’azur ma Muse, les dents à croquer, alors je lui ai laissé mes lèvres à manger.nous avons trinquer en choquant nos rires dans un long, très long baiser !


Elle est là, devant moi, les yeux brillants d’un bleu d’azur ma Muse, les dents à croquer, alors je lui ai laissé mes lèvres à manger.nous avons trinquer en choquant nos rires dans un long, très long baiser !

 

Dans le sillage du jour qui se lève, le bateau de ma nuit tire encore quelques buées de rêves. J’entend les bruits du matin que ma petite cuillère tourne avec faim. A peine debout, il se pourrait que la tristesse de l’esprit environnant me rende plus fou qu’au coucher.

– Il pleut, aurais-je assez de bleu pour la journée, me demandai-je en ouvrant la radio, avant de me beurrer les tartines ? La réponse venue du Canada a traversé l’Atlantique, me dire que ce Dimanche sera bon.

-En tous cas ne prend pas la météo, il ne pleut jamais que des ragots, me souffle la souris verte qui vient de finir la bouteille de rouge…

– Drôle de maison, murmure un voyeur qui épiait la scène depuis le trou de la serrure …

– Et le Père OK dit Bonjour Madame au speaker…

Bien que tout ceci ne soit que le reflet d’un jour ordinaire, on aurait pas pu supposer qu’un scoop, planqué au bord du chemin, attendait son tour sans rien dire.

C’est ce qui fait le charme de la vie, sauf les inquiets de nature, tous les optimistes vous le diront….faut pas se poser toujours des questions, surtout si on aime les réponses.J’allais donc de mon bol à ma brosse à dents sans plus. Même sans rien sur le dos, j’entrais d’un pas assuré, le chant d’un merle aux lèvres, dans le bac à douches me faire la première vaisselle. Sitôt rincé, j’avisais le dossier de la chaise et invitais mon pantalon à rejoindre mes bases, ainsi que la cravate à demeurer dans l’armoire sauf exceptionnelle sortie d’un soutien-gorge. J’aime pas les cages.. Vu mon âge, comme me l’avait fait remarquer une de me amies, je coiffais mon sommet d’une casquette élimée de djeunn et, toujours sifflant me dirigeais vers mes godasses, qui attendaient, depuis la veille le bon vouloir de mes orteils.

– Le ciel est clair, il va faire bleu, c’est sûr me dis-je en ouvrant la porte du garage pour que mon auto vrombisse à l’aise.

Et d’un pneu assuré tous risques contre le code de bonne conduite de Facebook, j’enroulais la voix d’une chanson paillarde autour de mes roues motrices. J’entendis les animaux se mettre en haie pour nous voir défiler et pousser des cris d’admiration devant les chevaux et l’attelage. Sans bruit, la corne de brume n’étant pas nécessaire, nous nous glissâmes, l’auto, les roues et moi dans la quête du journal. à la pêche aux nouvelles.

J’empruntais le cours des cours, qui me longent, d’un bout de l’année à l’autre, en flânant de concert avec l’onde paresseuse. La Soloire m’enjoignant à lui biser le front avant que d’étreindre la Charente en chauides effusions. Mes belles rivières, si tranquilles depuis qu’enfant de la Seine, je suis venu mieux vivre auprès d’elles. à la Cabane. Pas de bruit, rien que le vent et la musique des feuilles, même pas une nuisance de moteur, rien du silence balayé de chants d’oiseaux. Et les couleurs, douces comme des caresses d’avant qu’on dorme et des sourires comme quand on s’éveille et, qu’on se découvre unis dans le même lit. Le lit de mes fleuves tranquilles, ce lit où l’amour est en dai. La pleine lune avait fait son oeuvre féconde. Il était là, gentiment accroché aux branches encore sans feuilles des prunus. La blancheur virginale du printemps éternel, ce miracle du temps, qui revient sans lassitude, sans rancoeur malgré tous les mauvais comportements des hommes, là pour leur redonner le goût de rire, l’envie d’aimer, de chanter, de sortir de la longue nuit hivernale, verts comme des bourgeons en accouchement de vigueur.

Et riant d’une berge à l’autre ma vie s’est émerveillée en corps. J’ai senti le souffle de l’amour dans la blancheur de mes poils, je ne me suis plus inquiété des nouvelles que je ne reçois plus de mes deux absents de fils. Je leur souhaite d’avoir eu le courage d’un vrai choix, un point c’est tout, pas besoin du journal des baveux…

Elle est là, devant moi, les yeux brillants d’un bleu d’azur ma Muse, les dents à croquer, alors je lui ai laissé mes lèvres à manger.nous avons trinquer en choquant nos rires dans un long, très long baiser

Allo, à l’eau, Bon Jour l’amour !!!!

Niala-Loisobleu – 25 Septembre 2016

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La Mémoire des Muses 7 – 2016 – Niala – Acrylique s/toile 80×80

7 réflexions sur “Elle est là, devant moi, les yeux brillants d’un bleu d’azur ma Muse, les dents à croquer, alors je lui ai laissé mes lèvres à manger.nous avons trinquer en choquant nos rires dans un long, très long baiser !

  1. Bonne journée, monsieur le poète, que votre muse doit être belle à vous faire écrire de la sorte. Au passage, j’aime beaucoup votre façon de vous vêtir… Merci pour cette balade.

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