LE CIMETIERE DES ELEPHANTS


LE CIMETIERE DES ELEPHANTS

 C’est pas perdu puisque tu m’aimes
Un peu moins fort, un peu quand même
J’suis ta solution sans problème
Gadget évident
Mais toi maintenant
Tu veux plus en jouer
Faut m’garder et m’emporter
J’suis pas périssable
J’suis bon à consommer
Te presse pas tu as tout l’temps
D’m’emm’ner au cimetière des éléphants
Faut m’garder et m’emporter
J’prendrai pas trop d’place
Promis, craché, juré
Quand j’serai vieux, j’te f »rai le plan
D’chercher le cim’tière des éléphants
Y a des souvenirs quand on les jette
Qui r’viennent sans faute dans les maux d’tête
Faut pas qu’je pleure pour qu’tu m’regrettes
Côté sentiment, j’suis pas pire qu’avant
Faut m’garder et m’emporter
Je sais qu’j’ai plus l’droit au crédit renouv’lé
J’suis dans l’safari partant
Mourir au cimetière des éléphants
Faut m’garder et m’emporter
J’suis pas périssable
J’suis bon à consommer
Te presse pas tu as tout l’temps
D’m’emm’ner au cim’tière des éléphants

A taire, la parole relève l’en-tête du papier à lettre…


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A taire, la parole relève l’en-tête

du papier à lettre…

 

Quand tout s’éteint
que les ombres glissent des murs et s’aplatissent le long des plinthes
il y a ces feuilles mortes qui marchent sur les vitres
leurs paumes tournées vers l’intérieur

la fillette qui a troué la nuit de son doigt translucide
les prend pour des mariés et leur jette des poignées de riz
qui retombent du côté opposé à la pluie
tricotant un habit chaud pour le jardin si pauvre.

Vénus Khoury-Ghata (Quelle est la nuit parmi les nuits, Mercure de France, 2004, p. 85)

La porte dérobée surgit des caches du receleur. Gonds en avant, les clefs dix pas en arrière. Le fabuleux dont se pare habituellement le mystère commun est bien sûr un fac-simili chargé de semer le trouble alors que tout est limpide.

Je que coi. Couac qu’on en dise ça dénote un défaut dans le kiosque à musique. Quand un dur d’ô raye refuse de s’appareiller, et que l’autre lobe en touche, sortir le carton tout rouge de son coeur fait plus des faits qu’un relanceur de balles en rôle en Garros.

L’Amour n’a pas la tête de l’emploi pour jouer les soubrettes. Aux mots lierres il tend le cou pour parler la m’aime langue, un point c’est tout.

Parle-moi de Nous, Toi que j’Aime.

Niala-Loisobleu – 21 Septembre 2016