Lettres Eparses…que rien d’autre ne saurait compter


04-09-2016-1

Lettres Eparses…que rien d’autre

ne saurait compter

Camus à Char:

« Plus je vieillis et plus je trouve qu’on ne peut vivre qu’avec les êtres qui vous libèrent, et qui vous aiment d’une affection aussi légère à porter que forte à éprouver. (…) C’est ainsi que je suis votre ami, j’aime votre bonheur, votre liberté, votre aventure en un mot, et je voudrais être pour vous le compagnon dont on est sûr, toujours. »
(17 septembre 1957).

Char à Camus:

« Ils sont en si petit nombre ceux que nous aimons réellement et sans réserve, qui nous manquent et à qui nous savons manquer parfois, mystérieusement, si bien que les deux sensations, celle en soi et celle qu’on perçoit chez l’autre emporte même élancement et même souci … »
(septembre 1957)

Quelque tant qui soit avant, quand d’un geste malheureux l’insignifiant se met en avant,  l’outil sort du manche, ne laissant que du stérile au reflux de la marée. Ce ne sont plus les m’aime oiseaux qui jouaient en couleurs éclatantes de la confiance. Est-ce une plume qui au départ s’était masquée, est-ce un panache n’ayant jamais existé ? Peut-être des deux mon Capitaine, mais en quoi ceci ferait oublier que soudain la soupe s’acidifie ?

Ce qui attache tient de l’Amour son essence.

Il ne faut que le début de l’effiloche pour que les prémisses du craquement entrent en scène.L’Autre est passé en arrière-plan, un seul tient le rôle titre. Tout lui est bon pour être à la Une.Un caillou parasite est entré dans l’attelage. L’aura du mystère entre dans le domaine public.

De temps à autre, un prétexte se glisse dans la pochette du non-dit. L’élude supérieure fait amphi.A chaque fenêtre on laisse flotter ses drapeaux, c’est le signe de tous bâtiments public qui arbore sa devise « Liberté – Egalité – Fraternité » en toute imposture.

Respirer par transfusion permanente de son poumon à celui de l’Autre, le voilà le mélange gazeux qui met l’unique de chaque individu en double. Air sans passage à vide, non comprimé, qui par bi-haleine fait le moyen de transport le plus sûr qui soit pour franchir les chausses-trappes  d’une vie.

Un m’aime mot sans maux de non-réponse.

Niala-Loisobleu – 9 Septembre 2016

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