Trompe-l’œil


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Trompe-l’œil

Dans la pièce toujours en léthargie des pensées perdues vont en quête de cohérence. Il manque aux choses un ordre nécessaire à la clarté. L’ambigüe d’une chemise peut avoir de nuisibles conséquences si on ne sait plus dans quel sens du jour ou de la nuit elle s’enfile. L’assise des chaises sait trop l’inconvénient d’avoir été dite musicale alors qu’on ne la prenait qu’en tant que tabouret de cour. Dans le garde-manger les souris passent par le trou du gruyère en laissant croire pour la forme, que le contenu est bien gardé au fond. Un bruit désagréable se glisse sans que le silence ne le trahisse, grâce à la surdité des yeux qui n’entendent que l’herbe supposée plus verte. J’ai souvent été mordu par des serpents qui s’étaient glissés au sein d’une poitrine que j’avais libéré de prison.

C’est ainsi qu’il en va dans ce monde quand on navigue à vue…comme le fait, sans le dire, un ministre des missionnaires d’une république cocue qui, oh la peur, est loin d’être tout seul à bourrer le mou en faisant croire qu’il donne.

Niala-Loisobleu – 2 Septembre 2016

 

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