PAR DEVANT


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PAR DEVANT

Devant la roue avant de mon vélo

un coup de pédale en filant ses chaussettes

se disait voilà un bon jour pour faire que de l’amour

Je vais d’abord me rincer l’oeil d’un cou de torchon matinal

l’oreiller est resté chaud des rondeurs de ses rêves

Partir à traversin

me semble plus sain

qu’enfourcher le ballet de la sorcière

et ses petits rats

Les paroles d’un chant de lin vont à l’autre

en se tenant par la main

tout au long d’un chemin d’école

A la vérité si je mens

je laisse aux autres les sarments pour mettre mes javelles dans l’âtre

Elle est chaude ma pierre.sans que les mauvaises ô ne l’éteignent

Un point

un trait

c’est tout

à la ligne ce que tes yeux me disent..bien rentrée

emporte-moi bien plus loin qu’un projet de décret de raie forme

Viens

nous allons raccourcir la distance de nos langues

par le traducteur instantané de nos lèvres.

un

deux

trois

ça y est les voilà qu’elles nagent.dans la gorge du vert don

de nôtre commune soif !

Niala-Loisobleu – 31 Août 2016

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13 réflexions sur “PAR DEVANT

    • Endroit existant
      qu’il me plaît
      de réinventer…
      OUI JE SUIS UN JOUISSEUR

      Talmont
      y érectile son bouton
      Meschers
      dans sa falaise
      y a creusé
      son paradis troglodyte

      Emoi je n’ai qu’ailes !

      Toi Célestine, tu me comprendras tout en étant des coiffées d’oliviers !

      Aimé par 1 personne

      • COMPLAINTE DU PETIT CHEVAL BLANC

        Le petit cheval dans le mauvais temps,

        qu’il avait donc du courage !

        C’était un petit cheval blanc,

        tous derrière et lui devant.

        Il n’y avait jamais de beau temps

        dans ce pauvre paysage.

        Il n’y avait jamais de printemps,

        ni derrière ni devant.

        Mais toujours il était content,

        menant les gars du village,

        à travers la pluie noire des champs,

        tous derrière et lui devant.

        Sa voiture allait poursuivant

        sa belle petite queue sauvage.

        C’est alors qu’il était content,

        eux derrière et lui devant.

        Mais un jour, dans le mauvais temps,

        un jour qu’il était si sage,

        il est mort par un éclair blanc,

        tous derrière et lui devant.

        Il est mort sans voir le beau temps,

        qu’il avait donc du courage !

        Il est mort sans voir le printemps

        ni derrière ni devant.

        Paul Fort

        J'aime

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