Alors que nos bouches ne se sont pas décollées d’une lèvre!!!


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Alors que nos bouches ne se sont pas décollées d’une lèvre!!!

Alors que nos bouches ne se sont pas décollées d’une lèvre, je vais écrire QUE TU ME REPARLES, assise sur mon coeur, dans un jour lavé des heures, seule avec moi, tes mains en nous et rien d’autre, à part le sel de nos pores qui ignorent tout de l’évaporation de l’ô.

Tapnée en plongée constante c’est te téléphoner sans paliers. Imagines le mérou comme y danse que ses bulles, nous le savons, il est devenu impossible de les distinguer des nôtres vu qu’il n’y a pas un mail haut fessé entre nous.

Plongés dans cet autre monde nous devenons sourds aux maux qui fusent dans d’insupportables diarrhées verbales. A part nos craies qui dessinent des marelles pour garder le repère de la terre ei du ciel, l’algue à rade ne sert que pour nous faire des chatouilles au jeu de pistes. Ton coquillage à la nacre plus luisante au travers des siennes qu’un tondu qu’on ramasse dans les boutiques de souvenirs.

Il faut que je te dise que je ne rêve plus qu’en dehors des promesses de la surface. Ils ont mis tant de balises au chenal qu’il s’est laissé couler de tristesse pour rejoindre Ophélie dans un coin navigable de la mangrove. En passant sur le lieu où mon Capitaine repose, tu as vu comme il a mis ta robe blanche à la voile. J’en ai eu la larme avec Toi. Avant que cessent les enfants que nous sommes je te marierai. Voir tes cheveux fleurir de mon jardin, couronnera l’abstraction d’actes notariés . Liber-taire c’est crier le non-dit des bavads

Oui, tu es cela m’aime mon Coeur !

Niala-Loisobleu – 23 Août 2016

 

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