La Boîte à l’Être 9


 

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La Boîte à l’Être 9

HALEINE HALEINE

Gris vert le sable s’avale les galets
mi-ombre mi soleil
la gueule grande ouverte des moules à qui manque le couvercle baille à jamais.
Quelques coques enrouées ne chantent pas non plus le levé du jour. C’est pas un changement d’heure qui donnera de la voie à l’à venir
Les années à ronger la côte ont changées la place que les oyats tenaient à me piquer les pieds quand, dans ma nudité autorisée d’enfant, j’allais faire des châteaux sur la plage de St-Trojan. Sans qu’une arrière-pensée puisse mettre l’oeuvre en contestation, pas plus philosophique qu’architecturale.
Faut dire à la décharge des adultes qu’ils engendrent plus souvent pour donner la vie aux rêves qu’ils n’ont pu mettre à terme.

Parents alors ça devient le triste repentir d’un enfantement non demandé, du à des géniteurs non choisis qui a débouché sur l’absence d’une enfance heureuse.

Une peinture neuve glisse entre bois et écaille
des odeurs de peint frais remontent la carène
sur son ber la coque devance la marée
elle tressaille à l’idée de mouiller ailleurs
se laissant hâler aux oublis des raideurs d’un quotidien rouillé
Petit bateau deviendras-tu grand
personne ne devrait pouvoir lui interdire de se faire les plus beaux voyages
au plus près
ou
au plus lointain
C’est jamais la distance qui fait la découverte de soi
personne ne peut être plus près de son égo que soi
quelque soit l’endroit où on le pose
dans quelque décor
quelque musique
quelque pêche miraculeuse
quelque roi mage
quelque mais si
Je péniche
tu chalands
île hirondelle
nous bout de ficelle
vous accroche à la bataille
Elles déployées

Alors tu seras à m’aime de graver, tailler, façonner ta nourriture spirituelle
en coupant les barbes de mauvais poil
Que ferions-nous sans nos merdes
l’espoir ne servirait même pas à s’en torcher
Haleine haleine
toi la fille qui m’accompagne
t’es bonheur de te mettre en mon air d’accordéon au ton du jour bon
que rien des orages, malheurs des chemins défoncés, impasses, bifurcations, détournements, changements de cap, guerres d’influences, programmes menteurs, réformes à réformer, contes à rebours
ne pourraient m’interdire de faire denser
Je t’aime simplement pas compliquée, au contraire de ce qui m’a été proposé par d’autres…

Niala-Loisobleu
25 Octobre 2014

La fenêtre n’a pas rétrécie, demeurée grande ouverte sur le m’aime horizon, elle a tenue bon face à la tempête qui fut suivie d’un mortel silence. Le tant se montre  en brefs instants. Se pourrait-il que se soit moi qui mirage avoir vu la tête d’une nouvelle pousse porteuse du reverdissement du désert ?

Niala-Loisobleu – 21 Août 2016

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6 réflexions sur “La Boîte à l’Être 9

  1. Partant de l’inconnu, avant d’appareiller, va falloir bien se connaître avant de larguer l’amarre. Se lancer en se basant sur son étoile est plus périlleux qu d’avoir appris sa trigonométrie…
    Merci carnetsparesseux.

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  2. Nous ne sortirons jamais de l’état de flottaison. ‘L;Amniotique me semble être le nom du bateau terrestre dans lequel nous sortons de la mer pour le voyage interstellaire et son vaste archipel d’inconnue…
    Merci Iliane.

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  3. La seule vraie connaissance que nous devons acquérir Célestine, c’est celle de la préservation de l’Inconnu, j’entends par là la préservation de l’Autre. Nous avons tois nudités. Czllz qu’on montre à ses docteurs. Celle qu’on donne à son Amour. Et clle qu’on se voit que soi tout seul en pleine rue. Ce qui touche au raffinement.

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  4. Le temps nécessaire à la connaissance de l’Autre est permanent. Il faut trouver l’accès à ce qui sort de l’idée qu’on peut s’en faire.
    Merci lheuredelire .

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  5. Toutes ces errances dans lesquelles le faux-homme se con plait à se faire passer pour un vrai, laissent une minuscule existence à sa réalité…
    Merci Boris.

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  6. Eh Gauguin, sors des Marquises mets Brel à l’accordéon et dis-moi encore où allons-nous. D’où qu’on vient c’est loin d’être clair !!!!
    Merci On met les voiles

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