PAS M’AIME UNE ABSENCE


smutek

PAS M’AIME UNE ABSENCE

Une ancienne cigarette aux lèvres d’hier volute encore à sa façon aujourd’hui. Marie lande dans l’air. Assomption en vue. Le briquet est allongé de tout son long au bord de la cheminée. Je me demande si un chien ça peut avoir des rêves d’amoureux. Sans doute, ne suis-je pas un chien quelque part ?. Là au coeur du feu de la tomette, c’est entre les cuisses de ta cheminée que je suis mon Coeur.

La table de ferme soupire. Hier au soir nous ne l’avons pas desservie. On voit les traces de nôtre dessert. Le jour se lève sur tes vêtements froissés. Ta peau pelée à côté de mes mains nues sur un bord, la bouteille s’est renversée aux coulures de la bougie. C’est à peine si l’herbe de tes pores a jaunie, elle est encore toute humide d’amour. Je vois un trèfle chanter des quatre saisons. Je me rappelle t’avoir répété que ce ce que j’aime dans tes bretelles c’est les faire glisser.

Comment ?

A pleines dents !

Comme ce Dimanche a envie de durer jusqu’à Lundi on va monter jusqu’au tertre.

Pourquoi on aurait pas droit de monter au ciel nous aussi ?

Le temps qu’on existe peut avoir une grande différence avec le tant qu’on vit. Faut pas se tromper de l’intérieur. L’âme n’a pas le m’aime ressenti que celui du costume que lui impose le quotidien. J’te trouve toujours plus belle, plus blanche, plus naturelle en ton intérieur. Aussi j’préfère t’avoir en vrai de l’Esprit qu’en faux d’une présence de comédie.

Comme tu me touches

d’un trait de ciel

au bleu du regard de ta présence !

Niala-Loisobleu – 14 Août 2016