Le Remouilleur de Port se Laine


Sogni  a  bolle

Le Remouilleur de Port se Laine

Un champ d’élingues, des mouettes et une porte battante, pour le reste rien de nouveau. Voici le bon moment pour aller faire ses courses, les vacanciers ne sont pas encore dans leurs voitures. Un marché s’installe, sur son vélo le marchand de chichis sort de chez lui sans façons. Heureux moment d’Août le calme débloque la respiration. J’en profite pour aller voir la mer. Pendant qu’il n’y a pas de serviettes la plage a son visage au naturel. Qu’elle est belle. J’ose pas penser aux tronches des Bouffis qui ont en corps les yeux collés d’avoir fait du toboggan géant dans le bassin du camping, de la moule frites en barquette et du pince-fesses sous contrôle du DJ local. Guetta se faisait ailleurs.On dit qu’ils viennent se reposer des grandes villes, dommage qu’on taise qu’à la campagne personne ne souhaite avoir des usines à boucan.

J’ai le ver luisant pour me guider la nuit quand j’entends ton appel. La pinède au repos sur un lit d’aiguilles c’est autre chose que l’Ibis étoilé . La terre  parle. Les belles histoires que l’arbre raconte de ses racines sont magiques. C’est fastoche de penser aux milliards d’individus qui se sont aimés là où les paumes font du peint. Un sacré ressort dans les ébats. On peut crier l’amour avec la nature. Pareil que les fleurs, les collines, les lacs, dans les marques des p’tits lapins, la course de la biche, le brame du cerf, les p’tits ch’mins, les meules, l’herbe en poussée, le caillou qui trace, la craie qui gardera la preuve écrite.

C’est le m’aime endroit d’où parti le cri originel.

ou que là je recolle la vie avec …

Niala-Loisobleu – 11 Août 2016

1.08.2016 - 1