S’AIMANT SON SEL


S’AIMANT SON SEL

Un bout de route, juste pour voir ailleurs. Mettre l’interro au rencart et le journal par dessus bord. Sans chaussettes se laisser faire par la plante des pieds, une médecine chinoise qui passe-muraille depuis des millénaires. Je me sens las. Besoin d’aller ailleurs.

Il y a tant de lieux qui bougent que s’enliser pâlit l’éclat de la couleur.

Oui, peindre pour retrouver du Fallet, du Tonton Georges, comme un bruit d’étang qui vient du large de la mer. S’aimant son sel. Les gens compliqués en ce moment sortent de chez eux pour rien, je rentre chez moi, peindre mon intérieur. L’amour comme si. L’amour comme ça. Sans tralala citrouille, sans se foutre la gueule  dans des maux inutiles. Dans du bleu il y a toujours une vérité qui pousse.

Niala-Loisobleu – 2 Août 2016

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