LA BOÎTE AU L’ÊTRE 7


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LA BOÎTE AU L’ÊTRE 7

CHEMINANT

A l’angle des bornes de la porte cochère, que tu ailles à droite ou à gauche, à partir de l’instant où tu ne vois plus que les limites, je crois qu’il vaut mieux en rester là. Le risque au demeurant, se tenant tout entier, dans la marche en arrière. Combien de fois « L’Espagnol » m’est apparu, son passé devant lui, pris de la tentation de remarcher dans ses pas d’hier. Pour en arriver à cette triste fin, le précipice soudain inévitable

Force m’est une fois de plus donnée de la puissance morale des guerres. Pas les p’tites guéguerres du quotidien, où ne s’affrontent que des humeurs intestines à l’intérieur du cercle environnemental, de l’enfant qui ne veut pas comprendre ce que c’est dur d’élever, de l’indifférence généralisée, de l’abandon des valeurs fondamentales bouffées par un laxisme endémique, de cette acception lâche qui ne développe qu’un refus verbal.

La vie n’est qu’une transmission à plusieurs courroies. Aucune d’elles ne conduit au long fleuve tranquille. La béatitude c’est pas sain, comme le prétendent les foutus horoscopes de la déi cité. C’est du soporifique pour rendre l’action malfaisante pérenne. Dans son aquarium plongé, l’homme baille alors comme un cornichon aux parois de son bocal de fort mol. Quelques brins d’estragon en couronne, le roitelet pérore a régner, prisonnier de sa toile.

J’suis triste de voir qu’au seuil des maisons, il y plus de godasses nues de pieds, que de traces de passages réussis sur les zoos. C’est pourtant pas faute d’avoir eu l’alène à savoir tailler des semelles au vent, qu’on hâlait l’ch’val att’lé à la charrue.

Le parfum puisé au nectar des fleurs sauvages fait de si beaux balcons aux fenêtres, et toutes ces couleurs que le mal de vivre aiguisent d’un éclat incomparable, la vivacité de l’eau rebondissant aux blessures des déserts, le son du frisson d’un simple mouvement de ramure ouvrant la passe au sillage vers le large par le franchissement des bancs de sable disséminés entre les récifs….tout ceci réuni, n’est-ce pas la seule porte dont nous sommes l’huisserie, le vantail, les gonds et le pêne pour emprunter notre rue jusqu’au bout ?

Avoir eu un père dans tous les actes du quotidien, ça vous reste vivant dans le son mieux qu’un donneur de sans  contaminé.

Niala-Loisobleu – 14 Août 2013

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