Les pigeons qui marchent sur la tête de mon toit, ronronnent comme des géraniums en couple à la fenêtre.


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Les pigeons qui marchent

sur la tête de mon toit,

ronronnent comme des géraniums

en couple à la fenêtre.

 

A l’heure du laitier où les bennes avalent les ordures de la veille, le laid en pointillés n’est pas encore répandu.Les vociférations des voix publiques ont fini par s’endormir devant le non lâcher-prise des migraines. Il faut attendre le jour de paye pour toucher le meilleur. En attendant mon P’tit-Gars, t’as le pire signé comme  un âne au sacrement. Je solde mon conte a dit le pendu en allant se balader dans le contrat, un canif à la main.

L’eau n’a pas une ride. D’un versant à l’autre de la vague l’écume est amarrée basse. Les dernières crevettes se sont blotties au fond du slip pour fuir l’élevage des foins à la tondeuse. Petite, elle en rêvait en secret de sentir la femme. Les cons des Huns mode Attila, comme Aral c’est la merde sans sel des hôtes. Le risque d’y mourir pétrifié me méduse. Les indigènes de Sein connaissent les dangers de la pointe du Raz. Ils ont répondu les premiers à l’appel du 18 Juin en refusant le joug de l’envahisseur.

Aucun jour ne pourrait se lever à la place du nôtre. Oh, c’est pas toujours facile, tout le monde a son malheur dans l’intérieur. Raison majeure pour ne pas succomber aux bonimenteurs qui, sous prétexte fallacieux, vous garantissent le pire en jurant le meilleur. En fête c’est toujours son premier choix qui fait les vies au long du bal. Si tu te goures, fillette fillette, tu apprendras que les citrouilles c’est que des cas rosses.

Les pigeons qui marchent sur la tête de mon toit, ronronnent comme des géraniums en couple à la fenêtre.

Niala-Loisobleu – 22/07/16

 

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LA BOÎTE AU L’ÊTRE 6


 

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LA BOÎTE AU L’ÊTRE 6

RECONNAISSANCE

Vissé d’oubli à la closerie d’un lilas,

ou rivé en elle de part et d’autre d’un vol plané

carlingue dépointée du compas

la tour laisse la soeur Anne promener les chiens

en dehors de tout contrôle

il manque des pierres au jeu de go

 » Au prochain virage allez tout droit. »

Classée rouge noir, genre pruneau d’agent, cette circulation dépare choc et moindre émotion. Il est clair, qu’à taire chroniquement, on se cache des choses.

Je naviguais pas plus tard qu’avant-hier, sur mon vélo, la tête bien décollée du guidon, le der ailleurs par réflexe des deux mains, regardant un blé sans limite couvrant un tout petit champ. Ne devrai-je pas plutôt dire un chant en roué ? Sûr, qu’à bourrer le mou, classé con sans la moindre reconnaissance de la vraie personnalité, y a une limite largement dépassée. Pas hésiter à souligner l’offense.J’suis pas un enfant du bon dieu, mais bien un vrai canard sauvage, raison impérative de me respecter l’instinct. Je sens. De loin au plus près. J »m’appelle pas plus cas Husac, que fromager, j’ai aucun problème avec mes engagements, mes promesses, et mes devoirs, alors j’ai la mémoire connectée.

Reconnaissance

À Mademoiselle P…

Un seul bouleau crépusculaire

Pâlit au seuil de l’horizon

Où fuit la mesure angulaire

Du coeur à l’âme et la raison

Le galop bleu des souvenances

Traverse les lilas des yeux

Et les canons des indolences

Tirent mes songes vers

les

cieux

Guillaume Apollinaire

Au croisement des deux situations, celle d’avant et celle de pendant, sans la moindre arrière-pensée, je pédalais serein comme un qui ne prend vraiment pas d’O.P.O, quand le gyrophare me stoppa net.Je réalisai alors, avant que le premier archer du roy, m’ait demandé mes papiers, que je n’avais pas accroché ma ceinture…

Tout devînt si rouillé dans ma pensée, que l’anti-rouille de mon coeur, eut un mal fou à dégripper le ciseau qui coupe les mauvaises pensées, pour rouvrir la malle au trésor A l’orée du bois, un mal de crâne épouvantable asséchait les sillons.On a pas le droit de cadenasser la vérité sous des minutes de silence et des commémorations en boucle.

Les sablières n’ont pas du transvaser l’eau  du ben on va voir.  Mais à  Cadeuil, la mariée était en noire, un coup dans les carreaux. Blues d’un seoir aux tomes être d’un j’suis là balancé pour mémoire.

Niala-Loisobleu – 21/07/16

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L’Oeil à perte de Vue


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L’Oeil à perte de Vue

Au sommeil naturel, pris entre nuit et jour, se joint ce nouvel endormissement qui croît à vue d’oeil au fil des mois. J’ouvre grand la porte sur le jardin. Mis à part les fleurs bleues en lisière, rien ne m’apparaît net. Les impressions qui ne font que s’installer grandissent dans toutes les directions. Egarées comme un point d’interrogation en proie à une perte de conscience. Si j’ôte mes illusions que reste-t-il de cet amour monologue ? Je sais Nil. Et ça n’a rien à voir avec je sénile. Au départ du Soudan, la source ne baisse pas les bras. Les crocodiles des cataractes s’y cassent les dents depuis la nuit des temps. Pharaon garde le soleil sur l’assise de ses vallées où Reines et Rois se tiennent par la main d’un hiéroglyphe qui ne se dément pas. Dans le monde d’en bas on a bien raison de soutenir que l’amour ne tient pas plus loin que le bout de son né.
J’ouvre la poitrine pour laisser ton l’oeil entrer. Horus colle-toi s’il-te-plait au milieu du front de mon torse, suffisamment décalé rive-gauche. Je réglerai mon coeur au tien à la m’aime alluvion.

Tu sais
je n’avais pas été
en corps
séparé de ma mer
que je bus la première tasse
d’une comédie humaine

accrochée au  cordon de détresse

Sur les tapis-volants où partent les fumées indiennes ?

Niala-Loisobleu – 20/07/16

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Toque bleue, casaque verte, ton Oeil, il haie les zobs taccles et saute la rivière dans un long chant !


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Toque bleue, casaque verte,

ton Oeil, il haie les zobs taccles

et saute la rivière dans un long chant !

Un long moment s’écoula durant lequel tout ce qui pouvait, de près ou de loin, avoir un lien avec l’absence n’affecta l’oeil qui perçait l’indéfini, ce temps perdu. Comme le soleil de Vincent que les barreaux de l’asile n’avaient pu réussir à maintenir hors de lui, un oeil en surface s’est doté de pouvoir éclairant. Rien de ce qui échappe à la promiscuité désolante du banal ne peut s’en trouver affecté. Pas de problème avec la culpabilité de l’autre, toujours au fond de son trou tel un truc de tabernacle

Je vous parle d’un oeil que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître…comme un bohémien de mes amis chante en défi à l’ordre des années.

Toque bleue, casaque verte, il haie les zobs taccles et saute la rivière dans un long chant !

Trottinant d’un point de la coccinelle aux plongeons de la grenouille dans le calme des lentilles, il m’est tant bonheur d’aller par les herbes à sel du marais, qu’au fur et à mesure où les peaux d’échappements se ruent aux plages, je te sang la tienne à suçons répétés. Au point que l’aréole colle mains tenant à bord d’ô !

Niala-Loisobleu – 19/07/16

 

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La vie est belle…dernier métro…ne la ratez pas


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La vie est belle…dernier métro…

ne la ratez pas

 

La route droite

Comme un faux-rebond de balle

S’est tordue les arbres

Pour regarder les bornes dépassées

Sur les ondes d’une radio l’eau cale

J’entend grésiller

Ma canne à pêche

Qui démouline en tire-bouchon

C’est du gros poisson

Allo quelle nouvelle

Fait une voix off

Au bout du fil

Nylon ni court

De mon fleuve tranquille

S’écoulant séculum

A cloche-pied tintinabulante

D’ile en oeuf de Pâques

Et de poisson en Avril

Sur les berges étalées

Comme un jour de foire

Quelques puces font leur marché

Devant des cages abandonnées

Des lapins prennent rendez-vous

Un cheval en bois

Partouze à trois

J’aime ton andouille

Un enfant tire la natte

De la rouquine

En criant

Maman chat mord

Tant mieux pour toi dit le Père

T’auras bientôt un p’tit frère

On entend un grand bruit d’elle

C’est le p’tit t’oiso qu’est sorti

Dans le ciel la lune a tout enregistré

Au bout d’un tunnel d’épais nuages

Des anges-gardiens font la queue devant un sex-shop

Hier au loto ils ont gagné une prothèse de Rocco ma doure

Sur un grand panneau publicitaire

Devant le cimetière on peut lire

La vie est belle…dernier métro…ne la ratez pas

Niala-Loisobleu – 18 Juillet 2016

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Tu es là parce que précisément tout ce qui est entrepris pour t’effacer te rehausse de présence, ma Beauté


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Tu es là parce que précisément tout ce qui est entrepris pour t’effacer te relève en présence, ma Beauté

J’étais en train de porter le verre à mes lèvres lorsque je me rappelais la lueur dans le chant que j’avais capté. Je souris intérieurement. Pourquoi cette lumière m’obsédait-elle autant ? Ce n’était probablement rien.

Je reposai le verre, sortis de la cabane, les lattes de la terrasse m’envoyant la chaleur du bois à la plante des pieds nus. Un lien en monta. Je regardai en direction de l’endroit où j’avais vu la lueur du chant.

Je n’avais aucune raison de me sentir troublé, encore moins mal à l’aise. Les signes qui entouraient cette lueur ne m’étaient pas hostiles. J’eus même la nette impression que l’air était plus frais dans la chaleur matinale qui montait. Une dure journée avait marqué cette semaine qui venait de s’achever, laissant ses traces de douleur. Une journée qui place face à un avenir privé de son espoir ordinaire. Que je ne comprenais pas tout en en ressentant clairement les motifs lourds de ses sombres nuages. Une journée où tout dirigeait vers l’intention de détourner la compréhension.

Je continuai de regarder, de plus en plus conscient que quelque chose- même si je n’aurai su dire quoi – était là. Surnaturelle sensation intime. Ce qui est surréaliste passe le plus souvent au travers des gens sans que ça les alerte. Pas moi. Je vis en permanence dans un fantastique jardin où rien de ce qui est taxé de folie ne m’est anormal.

Arrivé aux premières marches descendant à l’humide touché de l’herbe, je vis clairement ton visage au travers de la végétation. Tu es là, non comme ces choses parties qui vont et viennent au gré d’humeurs soudaines. Tu es là parce que précisément tout ce qui est entrepris pour t’effacer te rehausse en présence, ma Beauté.

Niala-Loisobleu – 17 Juillet 2016

 

 

 

N’ouvrez pas la fenêtre si elle n’est pas en trompe-l’oeil.


N’ouvrez pas la fenêtre si elle n’est pas en trompe-l’oeil.

En séparant les choses usuelles des listes de courses à faire on peut faire la grasse matinée. Dans la resserre les paumes flétriront dans leurs cagettes sans que le frigidaire déborde de produits à jeter. Les poubelles n’en peuvent plus. Manuel fera bac +5 avant d’avoir l’épaule en proie aux doux leurres. Mieux vaut un plumeau cul, une époussette modèle et quelques ballets roses dans le savoir-vivre que le projet que ça changera si on s’y colle. Le bon ménage est fait d’un con promis non tenu de venir à terme. Toute maison respire grâce à la bouteille d’oxygène de sa télé. On a mis les mauvaises odeurs sous scellés sans attendre l’heure fatale. Pour la couche d’ozone le poêle à ma zoute a été remplacé par une centrale nue clef air. T’appuie sur le bouton et le petit rossignol se tord le coucou. Vive les p’tites en glaise, dans le fond de la cuvette de l’évéché les vilaines pensées mises en cage dans les z’eaux bleues « absoutent » (celui-là le premier qui me dit que cette conjugaison ça n’existe pas aura une tapette) toute idée ringarde sur l’abstinence. Nôtre Père est dresseur au cirque Amarre-et-tais-toi-ta-gueule.

N’ouvrez pas la fenêtre si elle n’est pas en trompe-l’oeil.

Le risque de voir un Président vous dire que le risque zéro ça n’existe pas serait un comble.

En l’ayant aux manettes on le savait déjà.

Mon coeur tais-toi

Ce matin sur les galets

de Nice

j’ai du sable plein les yeux

J’ai trop mal à l’Amour

quand un enfant

devient le jouet d’un méchant camion blanc

Qu’un adulte soit immature ça s’explique

mais un gosse

ça croit vraiment à la lumière de joie

de vivre libre

des feux d’artifices

Niala-Loisobleu – 16 Juillet 2016

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Nice ta fête du citron tourne à la Cid…


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Nice ta fête du citron tourne à la Cid…

Un accordéon est tombé au bal d’honneur, les poumons perforés par un camion…

En ce jour de faites national le ô de mon drapeau saigne à en tomber en berne. Je laisse aux baveux des médias l’expression des pleureuses. C’est pas mon truc les vains maux. Je garde juste ceux du roi faits-néants qui quelques heures au paravent déblatérait à tous propos, celui de la sécurité n’étant bien entendu point laissé de côté. De ses propos je retiens juste l’allusion à l’extrême-droite et ses dangers. Ben mon P’tit-Gars la petite-fille du borgne va pouvoir te répondre, tu lui ouvres un boulevard. Et là si, depuis longtemps, j’en ai les boules, je t’accuse à présent toi et le socialisme (enfin ce truc obsolète qui n’en porte que le nom) de nous renvoyer au barbare. On te doit et sans aucunes circonstances atténuantes l’entière responsabilité d’un retour annoncé au fascisme.

Imbu de toi-même au point d’avoir l’inconscience du ras-le-bol de tes chers compatriotes, ça relève de l’intervention psychiatrique  de toute urgence. C’est un retour au César par le néronisme que pourrait être 2017. Tu veux foutre le feu au pays ?

 

Percé jusques au fond du cœur
D’une atteinte imprévue aussi bien que mortelle,
Misérable vengeur d’une juste querelle,
Et malheureux objet d’une injuste rigueur,
Je demeure immobile, et mon âme abattue
Cède au coup qui me tue.
Si près de voir mon feu récompensé,
Ô Dieu, l’étrange peine !
En cet affront mon père est l’offensé,
Et l’offenseur le père de Chimène !

Que je sens de rudes combats !
Contre mon propre honneur mon amour s’intéresse :
Il faut venger un père, et perdre une maîtresse:
L’un m’anime le cœur, l’autre retient mon bras.
Réduit au triste choix ou de trahir ma flamme,
Ou de vivre en infâme,
Des deux côtés mon mal est infini.
Ô Dieu, l’étrange peine !
Faut-il laisser un affront impuni ?
Faut-il punir le père de Chimène ?

Père, maîtresse, honneur, amour,
Noble et dure contrainte, aimable tyrannie,
Tous mes plaisirs sont morts, ou ma gloire ternie.
L’un me rend malheureux, l’autre indigne du jour.
Cher et cruel espoir d’une âme généreuse,
Mais ensemble amoureuse,
Digne ennemi de mon plus grand bonheur,
Fer qui cause ma peine,
M’es-tu donné pour venger mon honneur ?
M’es-tu donné pour perdre ma Chimène ?

Il vaut mieux courir au trépas.
Je dois à ma maîtresse aussi bien qu’à mon père ;
J’attire en me vengeant sa haine et sa colère ;
J’attire ses mépris en ne me vengeant pas.
À mon plus doux espoir l’un me rend infidèle,
Et l’autre indigne d’elle.
Mon mal augmente à le voir guérir ;
Tout redouble ma peine.
Allons, mon âme ; et puisqu’il faut mourir,
Mourons du moins sans offenser Chimène.

Mourir sans tirer ma raison !
Rechercher un trépas si mortel à ma gloire !
Endurer que l’Espagne impute à ma mémoire
D’avoir mal soutenu l’honneur de ma maison !
Respecter un amour dont mon âme égarée
Voit la perte assurée !
N’écoutons plus ce penser suborneur,
Qui ne sert qu’à ma peine.
Allons, mon bras, sauvons du moins l’honneur,
Puisqu’après tout il faut perdre Chimène.

Oui, mon esprit s’était déçu.
Je dois tout à mon père avant qu’à ma maîtresse :
Que je meure au combat, ou meure de tristesse,
Je rendrai mon sang pur comme je l’ai reçu.
Je m’accuse déjà de trop de négligence :
Courons à la vengeance ;
Et tout honteux d’avoir tant balancé,
Ne soyons plus en peine,
Puisqu’aujourd’hui mon père est l’offensé,
Si l’offenseur est père de Chimène.

Corneille ‘ Les Stancesè Acte VI)

Nice ta fête du citron tourne à la Cid…baillons plus au Corneille

Niala-Loisobleu – 15 1uillet 2016

T’inquiètes c’est qu’une Valls…

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CHEMINS TOURNANTS


25.05.16 - 1

CHEMINS TOURNANTS

 

Sur mon cheval j’hâle

par ce val

Le 14 Juillet défile ses encombrements vacanciers. Sous le couvercle où l’ô zone, j’entends pourtant l’odeur des cigales. J’accés l’air. Mais oui, c’est bien sûr, ce python qu’y hisse la prédiction le voici. Entre une file de voitures, un Samu Rouge Pompiers et plusieurs accidents mortels, la Ste-Victoire émerge des fumées noires. Ö brosse Héliande ton bourrin fidèle, on approche du bonheur !

SAINT-GRAAL

A Léon Bloy

Parfois je sens, mourant des temps où nous vivons,
Mon immense douleur s’enivrer d’espérance.
En vain l’heure honteuse ouvre des trous profonds,
En vain bâillent sous nous les désastres sans fonds
Pour engloutir l’abus de notre âpre souffrance,
Le sang de Jésus-Christ ruisselle sur France.

Le précieux Sang coule à flots de ses autels
Non encor renversés, et coulerait encore
Le fussent-ils, et quand nos malheurs seraient tels
Que les plus forts, cédant à ces effrois mortels,
Eux-mêmes subiraient la loi qui déshonore,
De l’ombre des cachots il jaillirait encore.

Il coulerait encor des pierres des cachots,
Descellerait l’horreur des ciments, doux et rouge
Suintement, torrent patient d’oraisons,
D’expiation forte et de bonnes raisons
Contre les lâchetés et les « feux sur qui bouge ! »
Et toute guillotine et cette Gueuse rouge !…

Torrent d’amour du Dieu d’amour et de douceur,
Fût-ce parmi l’horreur de ce monde moqueur,
Fleuve rafraîchissant de feu qui désaltère,
Source vive où s’en vient ressusciter le cœur
Même de l’assassin, même de l’adultère,
Salut de la patrie, ô sang qui désaltère !

Paul Verlaine

C’est promis à partir de dorénavant je ne cracherais plus dans la soupe. Les lavandes d’hier ne seront pas les noirs corbeaux d’Auvers s/Oise qui ont exsangués la veine de Vincent. St-Rémy c’est Les Baux, Cocteau s’y reconvertit avec Orphée.

Nationale 7 le 14 Juillet

ça ira, ça ira

j’vidangerai dans mes mers

sur la première aire

Oh que vois-je des moulins, merde j’m’as encore gouré à la Poterne d’Italie, c’est déjà l’Ibère, les feuilles tombent. Hollande garde haine party pris. Bouffi gare ta gueule à la récré, on va prendre l’impôt entre voisins, pour trinquer à l’espoir, le seul moyen de trouver du crédit.

Quelque part tombé du lit tari, mon Autre rivière désachèche ce bel estuaire où j’antre en plein graal. Viva la vida !

Niala-Loisobleu – 14 Juillet 2016

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