LE CENTRE DU CERCLE


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LE CENTRE DU CERCLE

 

Je te parle ouvert dans les yeux fermés d’un monde qui nous borde. J’espère que tu te porteras bien à lâcher prise tous ses grappins qui ont soif d’abordage pour piller sans relâche. Au-delà et dedans cette vie se construit. Tu vas trouver le quelque chose qui ait un sens.

Je veux y croire, car ici rien n’a de sens pris à la lettre du quotidien. Le monde n’a pas de sens, les gens n’ont pas de sens – ce qu’ils se font mutuellement, ce qu’ils disent – la manière dont les hommes se traitent entre eux, pas juste à la guerre, mais aussi en temps de paix, car la paix ne semble  être rien d’autre qu’une comédie pour passer le temps entre deux déchaînements de violences.

L’un comme l’autre, placés devant la porte du miroir nous ressentons tout et son contraire en une troublante image où l’invisible du mot prononcé, l’absence de voix, la brièveté de l’info, le lieu non-dit font un sac à malices farci de pièges, façon labyrinthe.La confiance résiste aux assauts au coeur d’un sujet d’inquiétude s’interposant soudain à la sérénité. Le grand-huit, émotions fortes, à couper le souffle.

Non je ne nous invente pas une vie. Je suis là sans que le hasard ait décidé de m’y mettre. Dans la réalisation de ce qui nous a fait l’Autre de l’Un et vice-versa, le mode opératoire a ses fluides qui dispensent l’énergie propre à tout mener à terme. Rien de tout ceci n’est à aligner sur le mode courant du quotidien. Nous nous assumons en secret, dans la foi de nôtre mystère personnel.Le Centre du Cercle.

Niala-Loisobleu – 23/07/16

21.08.15 - 1