Je rêve d’amour, oui pas d’être un con qui s’t’adore !


 

PORTRAITS DU 9 JUIN 2013 050

Je rêve d’amour, oui pas d’être un con qui s’t’adore !

J’ai toujours cherché la rencontre avec ces petits matins où, les yeux encore collés, on se laisse embrasser par leur fenêtre ouverte. La température fraîche sent le fournil, l’aurore de la croûte qui dore en laissant gonfler la mie hors du soupirail jusqu’aux pierres du trottoir. Enfant ouvert à la découverte je suis né et reste. Je ne rencontre que des situations rayonnantes de mystère dans lesquels je me propulse avec la complicité naturelle que la foi procure.

Des gens décalés peuplent mon jardin. Pareils à des fruits se balançant aux branches d’arbre-médecine d’un mental ne se souciant que du battement de son coeur. J’ai les Tuileries traversés de la rue de Verneuil sur  l’autre berge de la Seine. Un Louvre que je laisse aux midinettes, les rois n’ont jamais été mes cousins. Je manège, je théâtre de verdure, je Maillol le vert du bronze par l’obélisque m’offrant la perspective du Nil. Ce que qu’un simple vasistas au plafond de sa chambre peut ouvrir est infini.

Bois, disait celle qui
S’était penchée,
Quand il pleurait, confiant,
Après sa chute.

Bois, et qu’ouvre ta main
Ma robe rouge,
Que consente ta bouche
À sa bonne fièvre.

De ton mal presque plus
Rien ne te brûle,
Bois de cette eau, qui est
L’esprit qui rêve.

Yves Bonnefoy (Les planches courbes)

L’histoire n’est qu’une guerre qu’un traité de paix met en trêve. Une perm pour les tartarins qui ont toujours un lion dans le maux t’heurt. L’histoire de petits nains montés au pinacle est faite pour servir d’alibi aux imposteurs vivants en exercice.. Les peintures noires de Goya ont autre chose à dire que la prophétie napoléonienne en haut des pyramides. Des conquêtes l’or a toujours été le motif. Je n’en retins que la disparition de l’inca, préface aux holocaustes à suivre.

Je rêve d’amour, oui pas d’être un con qui s’t’adore !

Niala-Loisobleu – 3 Juillet 2016

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6 réflexions sur “Je rêve d’amour, oui pas d’être un con qui s’t’adore !

  1. J’ai rêvé que je ne me réveillerai jamais de mes rêves d’Amour…
    Les yeux encore collés de la nuit qui s’attarde, je me laisse caresser par un rayon doux du soleil d’été…
    Les draps bleus gardent des lambeaux de rêves prisonniers…
    L’oreiller solitaire fait la gueule, il aurait voulu recueillir le poids de tes rêves…
    Nimbée de bleu, j’entends siffler la cafetière qui m’appelle à sauter dans ce jour…

    Nous mettons nos pas nus dans l’eau du rêve,
    Elle est tiède, on ne sait si c’est le réveil
    Ou si la foudre lente et calme du sommeil
    Trace déjà ses signes dans des branches (Dans le leurre des mots) Yves Bonnefoy

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  2. Refaire ce monde est l’hérésie des inventeurs du quotidien. Au lieu de le laisser originel voilà des civilisations qu’ils s’acharnent à le faire disparaître.
    Merci Madame lit.

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  3. Le jour où je suis parti de Paris ne m’est venu qu’en y vivant la peur de le perdre. L’amour m’est impossible sans absolu. Vouloir n’être reconnu qu’aux petites culottes cochées sur sa crosse c’est comme ne savoir goûter aux mets qu’en tant que chancre. Ouah la gerbe, gare aux pompes.
    Merci Célestine du bord d’un chenal ou les mouettes se font pas de cinéma..

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    • Tu vois Célestine, le visionnaire que je suis, pense que ce type de chemin que j’essuie sans rien nettoyer de ce qui doit être sauvegardé est dans tes gènes…
      J’en ai que plus envie de t’embrasser !

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  4. Des cigales entendre le chant malgré le bourdon stupide couvrant l’azur de son nuage. Puis voir le soleil passer devant l’aigreur, voilà le mystère qui vient d’ouvrir son rideau.
    Merci Sally.

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