SE VIVRE POUR VIVRE.


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SE VIVRE POUR VIVRE.

Par delà les dunes et leurs palisses, ce qu’il faut  de courage pour ne pas retenir à soi ce qui glisse comme fausses-promesses dans la jointure des doigts. Aux petits tas des châteaux qu’une Espagne à séduit, la vague déborde de la douve et glou et glou et glou. Dans la tribune de l’arène la trompette a sonné la mise amor. Perchée sur la poussière d’un chemin effacé, la roulotte ne tient plus qu’aux six cordes d’un air séfardique dépassé. Dégoulinant par la gueule des lions de la fontaine du palais des rois maures à Grenade en se la jouant Alhambra.

Les trémières grappent leurs torses frêles de seins roses, carmins, rivalisant avec les épanchements de hanches de géraniums faufilés par l’entrejambe des terrasses jusqu’au pied d’un orgasme que la lune plonge au lit clôt des jarres du patio.

Les moulins sont coiffés de vents chauds. L’amer va-et-vient, enfonçant son couteau dans l’utérus d’une jalousie.Ma pensée coureuse dévale les venelles des villages blancs où je poursuis l’Absolu.

Périlleux élan

chutant au bas de tes reins

Sables mouvants

mes doigts se sont agrippés aux oyats

Graminées qui retiennent les parfums

ma langue va  au bon vent marin

poussant au loin des amours éteintes

vers la renaissance perpétuelle donnée par le mouvement

La vie n’est qu’au large des eaux stagnantes

J’ai rattrapé mes couleurs d’un naufrage quand les oiseaux m’ont averti du changement de temps. Bien avant que le courage de dire ait trouvé la force de surmonter la lâcheté d’une comédie de présence simulée.

 

Niala – Loisobleu – 31 Juillet 2016

 

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GLORIEUSE NUDITE


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GLORIEUSE NUDITE

Quelques cris plus loin

Les arbres du parc gardent aux troncs

Les coeurs gravés dans la pierre

Des rires les ont martelés au burin

A grands coups de je t’aime

Les pleurs les ont transfusés

Aux déchirures de la raison

Du socle de la rue de Varenne

Je t’entends hurler

Camille

Hurler dans l’écoute du silence

qui, largement, dépasse les limites du cloisonné d’un musée de cire cacheté sous le sceau des lâchetés coutumières. Pathétique opéra-soap. Grand bain pour la Diva. Paroxisme de la comédie humaine. Un rat tatouille d’un couloir à l’autre. A la louche, remontent d’écoeurantes odeurs de cuisine des latrines-évêchés, au premier croissant du pétrin qui mue et z’in son obscure menace.

Retourne au bord de ta marée Loiso. Tant qu’il y aura de l’eau ton coeur fera surface. Tire de la coquille de quoi remettre assez de pigment au mortier. Tu n’as pas tout consommé de ta faculté créative. Nous n’avons d’autre besoin que celui de la simplicité de l’authentique. Rien à espérer du clinquant. Plus nus dans le champ de ruines, nous ferons encore cet Autre enfant constructeur de l’Amour. Sans rougir d’être naïfs pour croire qu’en vertu de la force de vivre l’Univers éteindra le barbare entre ses doigts.

Niala-Loisobleu – 30 Juillet 2016

 

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Pause


Pause

Tiens la pie

s’est pris le ciel pour chaise

Dans le blanc  accrochant du gris au dossier

d’un ciel immobile

qui s’étire

Les feuilles ô live  tiennent le soleil aux fraîcheurs de l’ombre porteuse

Derrière le bout des clôtures le bruit s’est évanoui . Frissons d’un bon jour

La marche se rechausse d’un pas vif

Souffle le brail des doigts pressés au sein des aréoles. Laisse partir la douleur de ta respiration, l’éclosion de la fleur rosit la blancheur de tes lèvres

J’ai rêvé que je t’écopais les poumons pendant le retour à la maison.

N-L – 28/07/16

ODORANTE EMPAUMEE


2015 - 1 (6)

 

 

ODORANTE EMPAUMEE

 

Non l’inclinaison de la tige

ne joue pas sur la couleur de la feuille à venir

entre l’attente et la longueur

il reste

la solide assise du vide temporel

sur laquelle le pont s’appuie de toutes ses jambes

pour jeter à l’éternel accès

 

Les deux trottoirs de nos rues n’ont pas la même exposition, ce qui laisse à la chaussée le choix de la m’aime direction

 

Au bord de la fenêtre du toit tournent des moulins

en celluloïd des grands pavois

que le nombre de tours n’influence pas

il y a du grain ente les pierres des balises

comme de l’air sous le kiosque scaphandrier du grand bassin de la chanson des sources

 

Ne me demande pas as-tu mal de l’attendre puisqu’elle est là

 

La présence c’est plus que la démonstration bonimenteuse à l’étal

Les eaux mortes laissent au bateau la vision libre du large

au repos des vagues des bulles prouvent la présence des poumons du sable

battant  le flot de la pensée en silence

 

La plage suce un  ciel sans nuages. Confiserie d’iode piquée sur le mât d’un air marin

 

Te savoir à mon souffle liée

me tient bien plus en la laine qui préserve du froid de la séparation

qu’à la chaleur artificielle d’une présence simulée

ton coeur ventricule le mien de vibrations sanguines au pouls régulier

que les maisons blanches serrent mieux aux cordes des guitares

qui vont faufiler par les venelles en cheminées

cette odeur particulière qui roucoule au pigeonnier

quand la terre chaude exhale ses encres après l’ondée

 

Niala-Loisobleu – 28 Juillet 2016

 

 

 

C’est bien beau….mais lesquelles ?


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C’est bien beau…mais lesquelles ?

Tonton Georges le bateau tangue en corps et biens très très mal. Nous y revoilà au bas de la marche des grandes questions fondamentales de l’humanité. « Mourir pour des Idées »…Quand tu l’as écrite ta chanson, on sortait d’années d’oppression, de crimes contre l »humanité, d’un barbarisme sans égal….Qu’est devenu le sang versé pour dire non au fascisme qui nous avait plongé dans une nuit sans levé du jour ? A quoi a-t-il servi, puisque nous y revoIlà aujourd’hui au bord d’y revenir ?

Qui, comment, pourquoi une religion se dresse devant nous aussi menaçante ?

J’ai depuis le premier jour l’espoir collé aux semelles. Ce qui m’a permis de rêver, rêver oui pour POUR VIVRE.. mais en demeurant lucide.

Comment accepter de se faire à l’idée que nous pouvons voir disparaître nos enfants, nos parents, nos amis, nos vies parce que nous sommes devenus l’ennemi d’un fanatisme religieux et que nous sommes en guerre contre lui ? Devoir nous préparer au pire c’est se faire complice  de l’inacceptable.

NON !

Nous ne sommes pas dans la bonne guerre. La seule qui pourrait avoir un sens tiendrait dans ce que nous entreprendrions d’abord contre nous mêmes, contre le système que nous suivons depuis des décennies qui est le seul responsable de la situation présente. Il faut quitter le système du privilège d’intérêts politico-financiers qui prévôt à tout ce qui ne peut que nuire à l’ensemble de la population. Ne pas tomber dans la seule culture du laxisme fraternel. Il est impossible de parvenir à l’égalité. Arrêtons de nous faire plaisir avec une fausse probité. Un faux-socialisme. Une fausse idéologie politique de tous les partis tendant à la ruine nationale.

Nous n’avons pas cessé d’introduire le ver dans le fruit.

A présent où nous l’en sortons, ou il finira par dévorer le verger dans sa totalité.

2017 m’est encore plus effrayant que la peur dans laquelle une certaine idée de la situation me plonge…

Niala-Loisobleu – 27 Juillet 2016

 

AURORE AUTRE ET PUIS…


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AURORE AUTRE ET PUIS…

Il y eut l’instant où nos regards partis à la pêche au rose d’un murmure coquillage se trempèrent à la m’aime vague
Regarde vite le coin de ta rue
tu verras le cheval hennir avant que sa queue ait disparu derrière le piano

Et puis
Sortant de ta robe blanche à fleurs
car tu pleus d’un simple tutoiement de  ton haleine sur mon corps, venir abattre la sécheresse qui sépare les affluents de son fleuve. Tu frôlas ton duvet, mis en préambule aux griffonnages d’une arrière-pensée qui veut que je la déshabille, au périmètre accru de ma pilosité.

De quelle couleur était la trace de nos pas ?

Partis de si loin ils traversèrent autant de joies que la peine à l’arrivée ne put s’éviter. Un enfant naît-il pas un noyau séparé qui applique l’amande ? Le cri qui l’écrase au mur du contraire avant de disparaître dans la gueule du broyeur de couleur.

Et puis

En haut de la colline il y a les oiseaux de paradis toujours en chemin de pêche.Nos voies chantent en choeur avec les enfants pendant que je te fais glisser des bretelles d’un noir  où tes seins en appellent au bleu de la marque de mes lèvres.


Et puis tu sais que je préfère te faire un fond d’oeil enfoui aux plus creux des odeurs de tes taillis sauvages. Il y a dans le bruit humide de ton ventre ce qui ne se comprendra jamais autrement que l’un dans l’Autre. Dépassant l’usage de la parole en tout ce qui n’a aucun rapport avec l’honneur.

Je laisse le cheval nous réunir, il a la carte de ton chemin matinal

Et puis tout le reste sang suit

Niala-Loisobleu
26 Juillet 2016

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