Elle me colle pire qu’une Albion et ça me gratte !


5.06.2016 - 1

 

Elle me colle pire qu’une Albion et ça me gratte !

Dans la clarté d’un soleil refroidi, les pelisses herbues se laissent repousser la barbe, le poil se fait hostile aux maux de gorges des attentes tues. L’écharpe chaude des présences déclarées donne aux jambes de quoi vaincre les crampes. Il n’est pas d’escargot qui trouve le ciel hors de portée dès lors qu’ils ne se heurte pas à une coquille au cours de l’impression. C’est toujours dans la relativité que les choses ont plusieurs visages. La retouche de photographie est capable de montrer une location de vacances paradisiaque alors que l’amer la submerge. Bonjour Mer Grand, ôte ton loup. Comme si certains avaient les droits qu’ils refusent aux autres je regarde l’angle taire s’exprimer à voie autre. Merde le brexit ça excite l’indécence. On va se la traîner combien de temps l’infidèle ?

Niala-Loisobleu – 26/06/16

 

FOLLE HERBE


FOLLE HERBE

 

Ma voix n’était plus penchée qu’à sa parole prise je ne sais où

Quelque part

Entre deux

C’est toujours le même chemin qu’on aurait pas dû prendre dans lequel on s’avance

Mais rien d’une odeur n’ayant pas son grain de peau ne se tenait au pore d’une branche morte

Les fleurs bleues me poussent au taire fertile

N-L – 25/06/16

Sur une volute de ton en sang


 

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Sur une volute de ton en sang

Sans aucun désir de compter le nombre de doigts que la main de mon coeur donne à l’intouchable, porté par la force du vent je me fends l’étrave sans plus me poser de question. A force de voir le point de départ s’éloigner, on finit par perdre le détail du visage. Ce qui chérit demeurant dans une image n’ayant plus d’extrémité. On est dans rien, en plein tout. Est-ce pour apprendre ce que l’on doit connaître de la mort, qu’arrive cette période où les doigts n’ont plus qu’un effleurement virtuel ? Les gens qui n’ont rien vécu des guerres ne peuvent pas comprendre. De ceux qui y sont passés restent trois types. Le premier est fait d’une absence définitive  provoquée par un incendie volontaire dès le traité de paix. Le second rassemble les êtres qui jamais plus ne sauront s’ils sont dedans ou dehors de leur existence. Enfin le troisième type qui n’a rien arrêté des combats. Il continue à se peindre le visage de peintures de guerre, marche dans les marécages jusqu’aux épaules, des serpents lui escaladant la pensée, un enfant décapité au bout de la baïonnette montrant le blanc de ses yeux au bord du viol de sa mère. Les explosions sont de tous les silences. Tout autour de n’importe lequel de ces trois vétérans, un élevage en batterie de colombes dans des enclos à musique entre en bourse.

Un avion au-dessus bouscule les nuages, sous mes pieds j’entends craquer la ouate. Il y a des fourmis qui ont rejoints un escargot sur la ligne d’horizon. On va tous quelque part où personne ne nous attend, une conviction venue de je ne sais où nous guidant mieux qu’un GPS. Le mouvement perpétuel déparalyse mes bras quand je suis certain d’avoir ta langue dans le baiser de la mienne. Et ce qui n’est pas classable, tu le sens tout en gardant tout pour toi.

Niala-Loisobleu – 25 Juin 2016

 

Quand on a que l’Amour on a le meilleur pour s’épargner du malheur…


Quand on a que l’Amour on a le meilleur pour s’épargner du malheur…

 

À Mademoiselle P…

Un seul bouleau crépusculaire

Pâlit au seuil de l’horizon

Où fuit la mesure angulaire

Du coeur à l’âme et la raison

Le galop bleu des souvenances

Traverse les lilas des yeux

Et les canons des indolences

Tirent mes songes vers

les

cieux

Guillaume Apollinaire

Au croisement des deux situations, celle d’avant et celle de pendant, l’après cherche à prendre position. L’homme va nous gaver de prédictions, allant du pire sans jamais s’arrêter au meilleur, faute de savoir faire en se taisant.

L’art de taire , utilisé à l’envers, est hélas la méthode qui demeure appliquée en toutes circonstances et depuis toujours. C’est en fait la seule constance humaine qui traverse les siècles sans déroger quelque soit la longueur de la robe, au-dessus ou au dessous du Je Nous.

Boum aujourd’hui c’est le brixit qui fait la une…On va souffrir disent les uns, ah bon dis-je (je fais partie des autres) parce que quand c’était avant on a été heureux ?

Il faut avoir fait la guerre pour comprendre que la paix d’une certaine manière c’est pire.

Blablabla….la vérité c’est que le savoir-vivre ça n’existe pas. L’homme survit dans un état mental létal. Il tue d’abord la conscience. C’est une précaution liminaire pour se débarrasser de la mirette à Caïn. Je vais pas m’enliser sur ce qui n’est qu’un souci de banquier. Merde au fric, je vis fauché, ayant tout investi dans l’amour. Je ne me battrais donc que contre tout ce qui le met en danger.

Tout devînt si rouillé dans ma pensée, que l’anti-rouille de mon coeur, eut un mal fou à dégripper le ciseau qui coupe les mauvaises pensées, pour rouvrir la malle au trésor A l’orée du bois, un mal de crâne épouvantable tarissait les sillons.On a pas le droit de cadenasser la vérité. Le bateau bleu n’a pas quitté l’anneau, il est lié à la traversée. Nous avons fait alliance pour le pire et pour le meilleur. Tout est contraire dans les apparences. Seulement l’amour ne peut cracher sur l’espoir. Chacun de son côté doit faire face à ses jours de merde. Ce qui enclenche tout un système de non-dits qui par son vice prédispose à croire ce qui n’est que faux. La confiance est en dehors des magouilles ordinaires du quotidien.

Tirez les premiers Messieurs les Anglais et tant pis pour l’effet domino, ou tant mieux, car il n’affectera pas ceux à qui on a déjà tout pris.

Quand on a que l’Amour on a le meilleur pour l’épargne du malheur…

Niala-Loisobleu

24 Juin 2016

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NOCTURNE EN PLEIN JOUR


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NOCTURNE EN PLEIN JOUR

Nocturne en plein jour

Quand dorment les soleils sous nos humbles manteaux

Dans l’univers obscur qui forme notre corps,

Les nerfs qui voient en nous ce que nos yeux ignorent

Nous précèdent au fond de notre chair plus lente,

Ils peuplent nos lointains de leurs herbes luisantes

Arrachant à la chair de tremblantes aurores.

C’est le monde où l’espace est fait de notre sang.

Des oiseaux teints de rouge et toujours renaissants

Ont du mal à voler près du cœur qui les mène

Et ne peuvent s’en éloigner qu’en périssant

Car c’est en nous que sont les plus cruelles plaines

Où l’on périt de soif près de fausses Fontaines.

Et nous allons ainsi, parmi les autres hommes,

Les uns parlant parfois à l’oreille des autres.

Jules Supervielle

(Extrait de La fable du monde)

 

Les 29 coups ont si bien sonnés derrière ton entretien de la moto et de l’arbre mon vieux Coluche que ça fait déjà 30 ans. Malédiction ou bon choix ? On se demande si t’aurais pas eu la prémonition angoissante du visionnaire de l’à venir de la machine infernale à broyer dans laquelle tu s’rais corps et bien passé…aspiré par un rire se retournant contre son auteur ? L’ire au nid, couve. L’indécence sort du chapeau.

Mais dam, dans cette absurde comédie, pourquoi pas, on est pas à un dessous merdeux près.Au point que je pense que ça permet au fromager de laisser croire qu’il est aux manettes. Curieux cette façon d’être partout sauf à bord du France, pour diriger le pays. A moins que ce nom ait été repeint sur l’épave du Titanic?

Je t’interdis de manifester…

J’ai gardé ma fenêtre ouverte, m’aime si dehors y a que du froid, de l’absence et de l’ingratitude, la chaleur qui sort de chez moi vaut mieux que des bonnes paroles à mauvais sorts.M’aime plus plus divine, la comédie, dieu est mort.

En écoutant le ramier de plus près j’ai eu vent d’un pet. Ah l’odeur c’est ce qui peut en corps nous sauver. A condition d’avoir du né. Evidemment on rapproche du départ annuel de la grande ruée vers l’hors. Paris qu’étouffe, Paris gavé de couleuvres, Paris qui n’en peux plus de pas savoir si il doit comment manifester, merde Paris veut partir en con j’ai payé.Aux Portes, les quat’roues dans les starting-bloks c’est la lutte pour la pool position. Ici on s’apprête à foutre des protections sur les plages. Faut préserver les pinèdes et les monuments d’herbe verte, le papier gras arrive ! Gare ta gueule à la récré belle province, v’là les casseurs.

Brixit, une nouvelle version estivale de la Madrague, BB veut se refaire les nichons.Sortir en restant, to be or not to be, l’anglais n’aime que les avantages pas les inconvénients.

Niala-Loisobleu – 23 Juin 2016

 

The Witch's Garden

 

Levons l’encre pour un rêve debout


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Levons l’encre pour un rêve debout

En gorgée de terre

étrave au labour antarctique

larguée des hautes falaises calcaires

et taire de feux éruptifs

les doigts de caresses

pris de craie

soulèvent la vague d’antagoniques courants

au fond du navire

La table des cartes garde à manger sur son plateau, des airs de pique-nique entre ses carreaux. Une carte jaunie a déjà des chaleurs qui montent aux gestes de quelques chansons de marins. J’ai mon sac à faire, trois tee-shirts, une casquette et des espaces drilles, le sable est déjà sur place, chaud comme un légionnaire. Pourquoi faudrait-il repeindre la barque si la couleur de l’eau reste identique au sel des chevaux ? Les plis de l’accordéon iront retendre les torsions du Barrio quand nous serons en vue de Valparaiso.

Levons l’encre pour un rêve debout.

Niala-Loisobleu  – 22 Juin 2016

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