Alguém que passou por cá


A cette ô d’heur
fichée là où les fleurs
s’en sont déboutonnées…
N-L 20/06/16

Je pleure sans raison que je pourrais vous dire

Por trás do espelho quem está
De olhos fixados nos meus?
Alguém que passou por cá
E seguiu ao Deus-dará
Deixando os olhos nos meus.

Luís de Macedo, pseudonyme de Luís Chaves de Oliveira (1901-1971). Cansaço.

À qui derrière le miroir
Sont ces yeux rivés aux miens ?
À quelqu’un qui passait par là
Puis s’en est allé Dieu sait où
Laissant son regard dans le mien.
Luís de Macedo, pseudonyme de Luís Chaves de Oliveira (1901-1971). Lassitude, traduit de : Cansaço par L. & L.

Ainsi paraît la gloire du monde.

Montpellier (France), Hôtel de la Petite Loge, 18 juin 2016 (Installation IN N' OVER, Maxime Derrouch , Typhaine Le Goff et Emeline Marty, Festival des architectures vives 2016)

Ainsi passe-elle.

Montpellier (France), Hôtel de la Petite Loge, 18 juin 2016 (Installation IN N' OVER, Maxime Derrouch , Typhaine Le Goff et Emeline Marty, Festival des architectures vives 2016)

Dissoute à jamais dans la poudre du temps.

António Vasco Moraes | Cansaço. Luís de Macedo, paroles ; Joaquim Campos, musique ; António Vasco Moraes, chant ; Dinis Lavos, guitare portugaise ; Jaime Santos Jr., guitare classique. Vidéo : 4FadoLisbon. Captation…

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DECHIRURE


 

A2-Niala 3

 

DECHIRURE

 

Mains sales du temps

chiures de mouches aux carreaux

retiennent l’absence d’horizon

 

Salut Soutine

comment vas-tu la-haut

mon vieux ChaÏm ?

 

Qu’en est-il du grouillant comme l’essaim d’une poitrine écorchée

dont t’as éclaboussé le lin blanc

d’un sang de couleurs

qui fout l’expressionnisme en plein dans la gueule

comme un feu des toiles ?

 

Causes-tu avec les autres ?

Pas n’importe quels autres

tu sais bien, j’veux dire les Ruchains

qu’avec, t’as partagé la peau nue, un mal de vivre

dans un samovar du diable, chaudron de tous les malheurs ?

 

Non ?

 

T’es resté introverti

un mutisme paradoxal

n’ayant donné la parole qu’à la violence

des rouges, jaunes, verts, violets, bleus

hurlants de douleur

 

Le regard planté bien au-delà de la ligne d’horizon

de face éperdu, les mains tordues, tronc aux noeuds de plaie ouverte

enfant-adulte, poupée de son-porcelaine

veiné de carrare violet

épouvantail de la folie

Tu l’as-tu ce paysage de ta vision extrême ?

 

J’aimerai savoir que tu ne te déchires plus

comme ça quand j’viendrai, tu me feras voir ta constellation des toiles

 

Je pense beaucoup à vous

les événements en sont cause

Déception ajoutée

rapproche du dégoût du néant.

 

Niala-Loisobleu

20 Juin 2016

 

 

A2-Niala 258