L’ECHOTIER DU VERGER DU BORD DE MER


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L’ECHOTIER DU VERGER DU BORD DE MER

 

Calots roulant d’une case à l’autre

 Cheveux blancs filant l’haleine

Ma crinière galope enfant

T’auras sur ta route le soleil que t’y naîtras

Soufflé nez pas jouet

Au piano des bretelles s’épaulent

Le rêve herbe air borde le chemin de faire

Quelques pieds d’oiseaux pattent la neige

Modelés printemps qui se la joue d’hiver

Des fumets de nos cheminées

Frottons nos doigts sur la glace dont nous sommes miroir

Une sente mène plus loin qu’un boulevard

Echine

Vertèbre

Hume et russe

Home eau plate

L’intestin de la nature gazouille

Sa tripe pousse et repousse

Né nu phare

Pieds des stalles

D’une fesse un soupir rejoint l’autre

A travers seins

Je me tais d’ô rayé

Pore débarque au marais tous les matins du monde

Sur la leçon de choses ton étreinte m’a fait sentir l’odeur de ton pistil

L’histoire remonte les chemins dans sa roulotte

On était partis d’un dessein rupestre

Quelques bisons, une arbalète, des chevaux sauvages demeurent l’empreinte de mes mains dessineuses qui t’ont laissée éternelle de nos cendres, sanguine et ocre de roux sillons de ton tronc de bois flotté

Sur l’échelle de corde on a grimpé en voyage lunaire un chant d’étoiles

Bassin de marelles, cabanes ostréicoles, dunes piquées d’oyats, ta moule a le charnu de l’huître autour de ces longs cils

Je l’entends tant qui perle

Echos, échos, échos

Voguant sur les vagues des draps bleus

Tels des oiseaux blancs

Niala-Loisobleu – 14/06/16

21-Surreal-Photo_by_Javi_SuperStar

8 réflexions sur “L’ECHOTIER DU VERGER DU BORD DE MER

  1. je veux voyager
    En nomade
    Dans les draps bleus en bataille
    Vague divague
    De bonne heure je bonheur
    Le sablier est devenu plage
    La roulotte tsigane
    se fait violon
    Les mains de l’ouvrier
    Ouvrent le sillon
    Travaillent la motte
    Entrent dans l’antre
    Oh bonheur des dames
    Le chant monte
    Se fait cri
    Viens, on met les voiles…
    Chuuuuut 💙

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    • C H U T
      Dans la prairie
      Aux boutons d’or,
      Il te suffit
      De souffler fort,
      De souffler fort,
      Sur la bougie,
      Sur la bougie
      D’un pissenlit
      Pour que, sans bruit,
      Tu voies éclore
      Toute une pluie
      De météores
      Pierre Coran

      Quand monte le champ
      l’épi derme touche au pore

      Merci Natascha.

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