TROPIQUE DU CENTAURE


 

nu_77

TROPIQUE DU CENTAURE

Au moment où j’ai dit au vent, sors d’ici que j’y glisse

L’imprimé de ta robe s’est écrit yé

En majuscules

Titre la une en édit’ô

Entre les doigts de mon geste

Ma main pense

Dans t’elle

Au travers des trous

Crisse le noir de l’élastique des seins

Des poils fous se scratchent

Franchissant le mur du con

En parfums orientalistes sans que tu t’appelles Irène

Et papillon je musarde en ce jardin capiteux

Heureux de ne cracher que sur ce qui tombe à pic

Si vivant à hé s’aimer Aragon aujourd’hui

Quelques vers portuaires d’Apollinaire entrés dans les ongles

Niala-Loisobleu – 11 Juin 2016

16 - 1

8 réflexions sur “TROPIQUE DU CENTAURE

  1. Toute la chaleur du monde entre dans mon corps…
    La peau-ésie de ton monde remonte les reins et donne le rythme tango tangué…
    Merci bel oiseau ❤️

    Aimé par 1 personne

  2. PREMIEREMENT

    XVIII

    Bercée de chair frémissante pâture
    Sur les rives du sang qui déchirent le jour
    Le sang nocturne l’a chassée
    Échevelée la gorge prise aux abus de l’orage

    Victime abandonnée des ombres
    Et des pas les plus doux et des désirs limpides
    Son front ne sera plus le repos assuré
    Ni ses yeux la faveur de rêver de sa voix
    Ni ses mains les libératrices.

    Criblée de feux criblée d’amour n’aimant personne
    Elle se forge des douleurs démesurées
    Et toutes ses raisons de souffrir disparaissent.

    Paul Eluard

    Merci Jean-Paul.

    J'aime

Les commentaires sont fermés.