Les lumières de notre temps sont là, cuistres et nous sommes pourtant les pis Loti…d’un univers qui se prend le tourbillon par la pointe des pieds…


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Les lumières de notre temps sont là, cuistres

et nous sommes pourtant les pis Loti…d’un univers qui se prend le tourbillon par la pointe des pieds…

Pierre Loti, suis à deux pas de sa maison, un musée de voyage au sein de l’extraordinaire, quand c’était pas tellement plus propre, mais qu’il y avait encore un moyen de s’envoyer en l’air de la façon qu’on pouvait préférer à telle autre.

Ravadja la moukere…disait l’enseigne en façade des maisons-closes à l’époque ouvertes.

Une sacré différence avec l’interdiction officielle d’aujourd’hui de bordel et de tapinage. Alors qu’on vit en plein dedans, plus que jamais sans le dire, genre Barbarin de tare à con, coin cardinal pour je interdit. La compagnie de jésuites ça te dit ?

Voilà un mot qui vous a un p’tit air (proche-)oriental de danseuse du ventre. Sans doute à cause de cette proximité de son avec le « moukère » arabe, d’ailleurs lui-même venu du mujer (la femme) espagnol. Bref, sous ce masque, musume (prononcez « moussoumé », et nous écrivons « mousmé ») est bien japonais. La mousmé japonaise, littéralement, c’est la femme bien, convenable. Et qu’est-ce qu’une femme bien et convenable ? Mais c’est bien sûr, une jeune fille, avec un regard ingénu si possible. Curieux alors que ce terme un brin vieilli chez nous ait pu désigner une fille facile, comme l’on dit. Il semble que l’argot des cambrioleurs nippons fit de musume un synonyme de magasin, d’entrepôt. Est-ce parce que les entrepôts étaient peints d’un blanc virginal ?

Source: http://correcteurs.blog.lemonde.fr

Je sors regardant ni en l’erre, ni en dessous de la ceinture, me disant que si je rencontre l’île bien qu’on soit quel n’importe des jours, je dirai chouette c’est Vendredi !

Ce monde est si pestilentiel que pas un déodorant ne pourrait en repeindre l’odeur. La merde c’est supportable, c’est humain, alors que rien n’y ressemble sur cette foutue planète au demeurant féminine au possible. Un esprit de contradiction incroyable. Donc comme je suis, sans vouloir changer, je vomis le fruit ce dont on a maquillé le goût pour en vendre plus et se faire des couilles en or avec. Je sais les coins qui restent. Oh c’est pas sur un stade, dans une gare, un aéroport, un forum politique où les reins gîssent de ne plus pouvoir se charger de miction impossible. Rien qui fasse qu’un spot publicitaire pour une arnaque légalisée comme un président d’opérette encharpé cup zéro, se faisant le fort Bayard sans peur ni reproches…

Niala-Loisobleu – 11 Juin 2016

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5 réflexions sur “Les lumières de notre temps sont là, cuistres et nous sommes pourtant les pis Loti…d’un univers qui se prend le tourbillon par la pointe des pieds…

  1. LE DERNIER VOYAGE DE SYLVESTRE

    À bord de ce transport qui allait partir, on le coucha dans l’un des petits lits de fer alignés à l’hôpital, et il recommença en sens inverse sa longue promenade à travers les mers.
    Seulement, cette fois, au lieu de vivre comme un oiseau dans le plein vent des hunes, c’était dans les lourdeurs d’en bas, au milieu des exhalaisons de remèdes, de blessures et de misères.

    Les premiers jours, la joie d’être en route avait amené en lui un peu de mieux.
    Il pouvait se tenir soulevé sur son lit avec des oreillers, et de temps en temps il demandait sa boîte.
    Sa boîte de matelot était le coffret de bois blanc, acheté à
    Paimpol pour mettre ses choses précieuses ; on y trouvait les lettres de grand’mère
    Yvonne, celles d’Yann et de
    Gaud, un cahier où il avait copié des chansons de bord, et un livre de
    Confucius en chinois, pris au hasard d’un pillage, sur lequel, au revers blanc des feuillets, il avait inscrit le journal naïf de sa campagne.
    Le mal pourtant ne s’améliorait pas et, dès la première semaine, les médecins pensèrent que la mort ne pouvait plus être évitée.
    Pierre Loti

    Dans le fond si le présent n’était pas si pauvre, jamais notre passé si riche n’aurait pu exister…vas savoir ?
    Merci Sally.

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  2. Toujours aiguisé, et sans concession, le regard de serre de l’oisobleu, empoignant le monde par les couilles pour les secouer : réveille-toi donc monde impitoyable. A-t-il d’ailleurs jamais été autre chose qu’impitoyable ?

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    • Il se peut que sa part d’impitoyable contribue au développement d’une certaine espèces de couille, j’en suis convaincu Anne. Merci que ce Dimanche balance en pair !

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