D’un soleil habillé en « parti sans laisser d’adresse », l’horizon n’est pas amoindri par la moindre coulure de rimmel.


D’un soleil habillé en « parti sans laisser d’adresse », l’horizon n’est pas amoindri par la moindre coulure de rimmel.

Il est insupportable de se sentir part solidaire et impuissante d’une beauté en train de mourir 
par la faute d’autrui. Solidaire dans sa poitrine et impuissant dans le mouvement de son esprit. 
Si ce que je te montre et ce que je te donne te semblent moindres que ce que je te cache,
 ma balance est pauvre, ma glane est sans vertu. Tu es reposoir d’obscurité sur ma face trop 
offerte, poème. Ma splendeur et ma souffrance se sont glissées entre les deux. 
Jeter bas l’existence laidement accumulée et retrouver le regard qui l’aima assez à son début 
pour en étaler le fondement. Ce qui me reste à vivre est dans cet assaut, dans ce frisson.

 René Char

Alors construire aujourd’hui reposerait sur tout casser à deux mains ? La bravoure du super anar qui du ku-klus-klan n’a retenu que la morale de la cagoule pour te casser la gueule en s’en faisant sa récré. Pauvre je.Rien de ce qui a été construit ne finit en suicide du futur.

Tu peux te faire moche, prendre la langue de travers, te tâcher derrière un condensé de tes restes de  vomis, être à faire peur, t’arriveras jamais à faire fuir ce que d’amour tu possèdes intrinsèquement. Je ne fais pas crédit à l’arnaque quelque soit son déguisement. Tu n’aurais pas été belle sur le fond que j’aurais jamais pleuré d’émotion à te vivre. C’est l’homme qui a inventé les dieux, pas le contraire. L’amour ça passe ni par une apparition ni par la voie de Jeanne d’Arc ! C’est incamouflable !

Niala-Loisobleu – 06/06/16

10t-Dariusz Klimczak