PREVERT RENCONTRE SCHIELE « Et elle lui disait (…) Serre-moi dans tes bras / Embrasse-moi / Embrasse-moi longtemps / Embrasse-moi / Plus tard il sera trop tard / Notre vie c’est maintenant (…) On gèle on étouffe / On n’a pas d’air / Si tu cessais de m’embrasser / Il me semble que j’mourais étouffée » / « And she said to him (…) Hold me in your arms Kiss me / Kiss me for a long time / Kiss me It will be too late / Our life is now / We are choked frozen / There is no air (…) If you ceased to kiss me / I think I would die choked »


C’était à vent…qu’à flelou, Renaud, arrêtant de boire s’mette au flic pour faire du patin…

Egon_Schiele_016.jpgEgon Schiele, L’étreinte, 1917, huile sur toile, 98 x 169 cm, Belvedere, Vienne, Autriche

Et elle lui disait (…)
Serre-moi dans tes bras
Embrasse-moi
Embrasse-moi longtemps Embrasse-moi
Plus tard il sera trop tard
Notre vie c’est maintenant (…)
On gèle on étouffe
On n’a pas d’air
Si tu cessais de m’embrasser
Il me semble que j’mourais étouffée


and she said to him (…)
Hold me in your arms
Kiss me
Kiss me for a long time
Kiss me
It will be too late
Our life is now (…)
We are choked frozen
There is no air
If you ceased to kiss me
I think I would die choked

Jacques Prévert, « Embrasse-moi » dans Histoires, 1948

C’était dans un quartier de la ville lumière
Où il fait toujours noir où il n’y a jamais d’air
Et l’hiver comme l’été là c’est toujours l’hiver
Elle était dans l’escalier
Lui à côté d’elle…

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UN MATIN DESHABITE L’AMOUR EST MORT


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UN MATIN DESHABITE

L’AMOUR EST MORT

Dans les bruits des sabots de son cheval qui s’éloigne, le chevalier est entré dans l’espace incertain d’un brouillard tombé sans prévenir. Roc qui se détache contre toute attente de la paroi réputée solide, devenue friable. Laissant le chemin meurtri.

Il était parti plein de rire, la veille, confiant, se rendant au rendez-vous où l’espoir avait prévu une fête en toute simplicité, sans déploiement spectaculaire. Juste pour accomplir l’intime célébration dans la pureté du rite. Toute démonstration grandiloquente y étant étrangère.

Un silence d’interruption du souffle a pris le bois à lui en glacer l’échine. Du ciel sans levé du jour, m’aime plus possible de faire allusion à une lumière quelconque.De la clarté reste une forme entre chien et loup. La voie s’est cassée

On peut en tirer la conclusion suivante, la quête du graal se pose en permanence.Venue au monde au Moyen-Âge au départ d’une légende poétique qui prit nom d’Amour Courtois, elle fut d’abord illustrée par les Troubadours. Dans une épique sensibilité, faisant honneur à un humanisme hautement favorisé par les Croisades. Une symbolique particulièrement puissante s’y développa, dont il reste toujours un fond vivant traversant le temps.  Il n’a malheureusement pas échappé à la règle que suit immanquablement l’humanité dans son évolution: le détournement du sens initial au profit du mode de vie présent. L’homme court toujours après son graal, mais dans le mépris du respect des Règles de la Chevalerie. Le rustre a l’audace de se présenter courtois.On change de chevalier comme de cavalier dans un bal du samedi soir. L’écharpe suivant le vent qui vente

Les rus sont à la base des fleuves, lesquels forment les estuaires. Les barrages noient les campagnes, la mer devient alors de sel qui pétrifie les bateaux.

Un matin déshabité l’amour est mort.

Niala-Loisobleu – 27 Mai 2016

 

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