LA MEMOIRE DES MUSES 3


LA MEMOIRE DES MUSES 3

LE VISAGE NUPTIAL

À présent disparais, mon escorte, debout dans la distance ;

La douceur du nombre vient de se détruire.

Congé à vous, mes alliés, mes violents, mes indices.

Tout vous entraîne, tristesse obséquieuse.

J’aime.

L’eau est lourde à un jour de la source.

La parcelle vermeille franchit ses lentes branches à ton

front, dimension rassurée.
Et moi, semblable à toi,

Avec la paille en fleur au bord du ciel criant ton nom.
J’abats les vestiges,
Atteint, sain de clarté.

Ceinture de vapeur, multitude assouplie, diviseurs de la crainte,

touchez ma renaissance.
Parois de ma durée, je renonce à l’assistance

de ma largeur vénielle,
Je boise l’expédient du gîte, j’entrave la primeur des survies.
Embrasé de solitude foraine.
J’évoque la nage sur l’ombre de sa
Présence.

Le corps désert, hostile à son mélange, hier, était revenu

parlant noir.
Déclin, ne te ravise pas, tombe ta massue de transes,

aigre sommeil ;
Le décolleté diminue les ossements de ton exil,

de ton escrime ;
Tu rends fraîche la servitude qui se dévore le dos ;
Risée de la nuit, arrête ce charroi lugubre
De voix vitreuses, de départs lapidés.

René Char

J’avais osé les deux mains. Modestement instruit de ce que je n’avais pas retiré de l’expérience, oblitération sénile ou omission juvénile, vas savoir. Idiot tel le preux s’en remettant à la diagonale du rai lumineux qu’un technicien du spectacle rompu au maniement du suiveur, fait traverser le vitrail. D’où sommes-nous, comment irions-nous à un autre terminal, les deux questions s’autodétruisent. A construire on voit, plus de gueuses s’accrocher hauban pour casser à la boule que de mains calleuses dresser le derme de soie des cathédrales.

J’ai peint, je peindrai, pour au tant de N° à suivre.

Il était une foi…paraît qu’on ne conte pas quand on aime et c’est bien là que la vie se pose en problème.Donnant plus encore de rebelle à mon caractère, je cracherai jusqu’à crever, sur l’ampoule aux paumes pour rallumer l’Esprit.

Niala-Loisobleu – 19/05/16

P1050094

 LA MEMOIRE DES MUSES 3
2016
NIALA
Acrylique s/toile 55×46

Adresse de mon site officiel: www.niala-galeries.com

19 Mai 2016

4 réflexions sur “LA MEMOIRE DES MUSES 3

  1. Quand un jour commence sans que la fin ne s’intercale, le saut à la haine se prend les pieds dans le bonheur tapi.
    Merci carnetsparesseux.

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  2. A la coupe de mes paumes je l’ai bu. Devant creuser souvent sous les parkings souterrains pour reprendre le fil de l’ô au stationnement. Ce monde laisse aux voitures et autres engins manger l’espace plus que nature.
    L’air de rien, les murs se couvrent de réclames pour le dentifrice pendant qu’on coud les baisers pour que les langues se taisent. Comme le tant passe à se mordre les mots.

    Je lui dirai toute la vie comme les grands arbres l’apprennent aux petits. Un jour quand, deux mains peuvent être du bois qui fait mieux les cabanes que le débit de la forêt.
    Une nuit Ideelle, plaine lune.

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  3. J’ai la mémoire qui parle plus comme tout le monde. Dans le fond d’être personne ça aide à se rappeler où on naît.
    Merci Emilie.

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  4. Au bord de chaque instant de ma vie coule un rempli d’une m’aime chose : l’amour.
    Et l’amour comme c’est Tout me fait immensément riche Elisa.
    Merci.

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