Il n’était jamais une fois qui eurent…


Ariel Brearly.

Il n’était jamais une fois qui eurent…

La photo a les traits tirés

à quoi tu vois ça ?

Ben c’est facile

elle ressemble à rien de plus vrai qu’une rencontre en plein désert

Jusque que dans les mots qu’elle dit

où rien à part l’acte est caché

Tu sais comme

T’as d’beaux yeux

Ah oui le mensonge instantané

qui souhaite la bonne santé au mourant

Ben voilà

t’as tout compris

J’te r’mets un dernier Léotard pour la route ?

Niala-Loisobleu – 17/04/16

 

 

 

Dimanche en poésie : Werner Lambersy


L’aurais-tu deviné Martine, les femmes ont une acuité particulière pour lire ce type de pensée, après avoir lu ton propos du jour, ce poème, j’ai eu le sentiment que tu venais de l’écrire à ma place. Présence réconfortante, du soutien que l’amour apporte sous la forme décente qui convient. Aussi proche que l’on puisse se trouver de l’ami qui pleure, on ne peut que constater qu’il est impossible de se faire ses larmes.. Elles n’appartiennent qu’à celui qui morfle. C’est bien, aussi je te reblogue pour que tu saches que je te dis merci.
N-L

Écri'turbulente

Tu viens
de me quitter
comme
s’éteint
la minuterie
en plein
milieu
de l’escalier

Et j’écoute
contre
ma coque
battre
le clapotis
des rades
où s’entassent
les rafiots
qu’on veut
mettre à la casse

couché
sur les ballasts
de la nuit
j’écoute
contre un rail
la basse
décroissante
du passage
en tempête
de nos trains
de grandes
lignes
aux couchettes
d’acajou

Tous les quarts
d’heure
la radio
donne
de tes nouvelles
car tu portes
tous
les noms
de cette solitude
si naturelle
aux hommes
qu’ils
en parlent sans
te nommer

Werner Lambersy, 2001
Extrait de Rubis sur l’ongle


Werner Lambersy vit et travaille à Paris (France) où il est actuellement responsable de la promotion des lettres belges de langue française à Paris. Il est avant tout poète, un des plus importants de la Belgique francophone à l’heure actuelle. Tout en variant dans leur ton et leur forme de l’extrême…

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