Temps d’Arrêt, avant Transe Plantation


Temps d’Arrêt, avant Transe Plantation

Je ne cherche pas le bruit d’ailes, mon Arbre vit, sa respiration est audible.

Voici simplement un nouveau chapitre qui s’apprête à cogner

à la Porte de l’Histoire.

« Aux Jardins de mon Amour »

ayant sonné

son 12ème coup

une prochaine série va venir se greffer aux autres.

Greffes

1

Lames grises du réveil
Péninsules éteintes
Quotidiennes et courtes morts

Où se greffe le vide?

Les filaments du monde se défont sous tes doigts

La nasse de tes pensées assourdit chaque source

Les brumeuses cités de toi engloutissent ta face

Plus de fleuves déployés

Plus d’herbes à venir

Plus d’agir plus de fables

Plus de suite plus de surplomb

A l’arraché

comme on extirpe l’ortie
On étripe ce mal

Il tenaille
Il résiste.

2

Sur toutes les terres du monde

L’agneau a greffé

sa face doucement ravagée

Sur toutes les terres du monde

Le bourreau greffe

Son masque impérissable et clos.

3

Où s’assemble notre double

sa voix nommant d’autres voies?

Où se greffe son rameau qui démantèle les ombres qui ronge les murailles?

Surgi des houles de notre soif
Il vient

par triomphe d’images

par vannes par grains par grappes

par ruptures et fusion

Il parle il vient
Ce double

tranchant les ligatures du mot instaurant l’autre connivence.

4

Je descends de tout un peuple de morts des charnières et du plein de ces corps révolus

Nos trames s’entrecroisent leur chair soude la mienne
Leurs rumeurs s’attachent aux lacis de mon sang

Enfant de toutes ces fibres
J’émonde les liens moisis

et me greffe aux vivants

à leur souffle à leurs chutes

à leur risque d’horizons

Visage d’un temps
J’arbitre

Et progresse dans l’onde des jours vers la tenace issue.

5

Marée bue par les sables Éclat retombé en cendres
Gorgée de battements la
Vie s’est défilée escamotant nos soifs

Cette soif

greffe de nos jardins levain de nos éveils amorce du futur

Cri d’alouette

le long des routes exténuées.

6

La ville aux trousses

ne nous exilerait plus

Si greffant l’oiseau

au cœur du cœur des pierres

Le cœur imaginait

La ville aux trousses

ne nous lapiderait plus

Si multipliant ses graines

obstinément tirées vers le jour

Le cœur nous fécondait.

7

Du fond des nuits sans âtre
Ton double assiège encore

Il éclate et questionne

comme pour mieux te greffer
A toutes les pousses de vie!

Andrée Chedid
Son titre j’en connais le thème
le t’Aime
devrai-je plutôt dire
Aboutissement
d’un passage
qui
s’écrira à la pierre du fronton
Métamorphose
prenant forme
de mon rêve poursuivit
Maisons bleues
Soleil lit de Lune
Oiseaux vols Amoureux
Mains de l’Espoir
Arbres Vergers
Chemins culottes courtes et rubans d’enfants
Niala-Loisobleu – 13/04/16
P1040975

Gelem, Gelem…Je l’Aime, Je l’Aime !


Gelem, Gelem…Je l’Aime, Je l’Aime !

 

Des nues âge

que la poussière

retombe

sur les roues

voici venir le tant des pans

L’orgueil inconvenant d’une ingratitude de bon aloi faut que ça purule un jour à venir, comment sinon qu’on aurait pu faire des gens de rien pour sauver un monde de gaspillage de son sac en plastique indestructible ? Les maux des mais si, mais si faut les passer au tri.

On aime que rien d’autre que son égo noir de trouille en brandissant la bannière en procession du TOUT POUR UN.

Je trépasserai et j’aboirai mon mets pris jusqu’à l’hallali chante la voie de la conscience en surligné sur les gémissements et autres lamentations d’un mal être chronique, en jetant ses confettis et serpents teints à la poignée d’un mal à rab.

Où mes chevaux hennissent la fleur de nos chemises fait prairie

J’ai jamais dit je t’aime comme un jeu à la roulette

Les dents noires de mes enfants carrient boue la corne de vos plantes

D’un bleu que vous n’avez pu imaginé dans vos trips

Quand je t’ai ouvert ma cabane

Toi

qui pleure un désamour qu’on te donne

c’était le feu vif de la yourte

sans dérivés pétroliers

que tout entier t’avais

Faux pas à présent

sortir une guitare quand on chante playback

Gelem

je l’aime la vie

j’peins que soleil depuis le début jusqu’à le bout de mon chemin !

 

Niala-Loisobleu – 13/04/16