Palladium


Palladium

D’avec

pourquoi pas

un pinceau

large

plutôt que d’acheter les menteries

de promesses d’ouverture

je me peignis un placard à vue

pour ne plus voir qu’à l’intérieur

du derrière de mes yeux

Le Silence

en Entier

Niala-Loisobleu – 11/04/16

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SAUF QUI PLEUT


SAUF QUI PLEUT

Un matin de lendemain sans journaux, il ouvrit sa chemise pour reclasser les idées laissées sans suite, puis sortit par la porte de service.Le jour était en train de se poser des questions rien d’extraordinaire , juste bon à s’éviter de donner des réponses.Une partie au-dessus de l’horizon, floue et opaque, l’autre invisible, probablement en-dessous encore à ranger des trucs dans la cave. Il demeura coi, sans trop savoir pourquoi, mais à quoi bon. Ce qui est certain c’est qu’il mûrissait un projet dans sa tête. Un plan de dertalien, comme disait mon p’tit gars un ami cher, une exception au parcours, absolument rien à voir avec des envies de corrézien jouant les fan fans de la tulipe.

Le ciel qu’était plus lourd qu’une bise légère de ma p’tite-fille aux yeux bleus sur ma barbe, se chargeait d’un plomb à courir chez le charpentier pour tout étayer avant la fin de la Genèse. Mais z’est t-il encore temps, se hurla t-il afin de sortir de sa torpeur.

D’un coup de reins, il se précipita au port.

Avisant une barque, il la rama dard dard, afin de l’aiguillonner au RER francilien, que le développement des banlieues étendait désormais à tout l’hexagone. Avec sa pelle et son p’tit seau, il écopa d’une averse d’intérêt général qu’un maton qui faisait de la photo porc no, lui intima de reverser dans l’esquif échoué au milieu de la mère morte de chagrin. Des roms de passage par ici, sortirent leurs violons en déployant les accords d’Eon , l’édit des nantis et des sans-papiers, pour la parité, une sombre histoire de taupe. Un long cortège conduit par Charles, conduisit la Mama à sa nouvelle demeure, ramassant au passage tout ce qui se traînait rien que vaille.

Pendant ce mauvais temps, le ciel s’étant chargé davantage en nature, le ferry la barre dévissée, tournait en rond dans la tourmente. Une vierge s’en vînt à passer, noire comme un préposé au vain de messes, grand dam des flamands roses et des wallons beiges que le père Noé, poussait à embarquer pour sortir de cette impasse.

Combien d’épisodes durent subir les passagers de la croisière joyeuse, en compagnie des affligeantes productions de la télé, impossible à dire, mais qu’importe le voyeur de l’audit-mate vérifie les comptes.

Le vent qu’avait rugi et secoué l’embarcation tombait feuille à feuille. La mer se remontait comme un bidet produit par hic et ah. Compliqué, à cause des vices, mais suivre la notice avec son GPS pour trouver le bon trou.

Les gros nuages avaient quitté les lieux, tout était calme comme après une rave-party.Quand l’ô se fut totalement retiré, on vit un arbre posé sur une échelle. Il avait échappé à la sécheresse du coeur.

Niala-Loisobleu – 11/04/16

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