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Le Seuil

Le couloir au pied des marches
marque un temps d’arrêt
De la grande armoire ouverte
des coins de rues balancent la boîte à musique, cartons perforés des grandes orgues, mariage, ah si c’était à refaire, putain de barbarie
Un après
l’autre le vagissement d’un enfant
Du bonheur en fossettes ça vous chavire charivari
ça c’était avant que la mariée soit en noir
Puis un palier ça monte
pour la pêche à pieds
grandes marées
sur les dunes Monsieur de de la palisse retient les oyats
aïe ça pique en corps
Traîne l’haveneau P’tit-Mousse, t’auras de la rose si tu vas au bouquet
mais faut racler dur dur, le goémon pour démazouter le pore du lisier sans oublier le reste qu’a fait la pas bonne identité, papiers culs, papiers mâchés
Elle
elle est toute seule, au milieu des autres qu’est voit ou pas
les borgnes et les devins, les coupables et les innocents, les qui la trouve grosse et conne et la différence de l’amour de l’âme avant le corps, les qui lui bouche tous les orifices de la ligne d’horizon et puis
y a les mils pile en calebasse outre mer, cabane au contraire cas nada
Un soleil gros comme un creux plein
ô la vie putain
c’est tout sauf juste
Les trop pics du camp serrent à faire oedème, à moi j’étouffe
va falloir passer où se laisser couler
Le Seuil
c’est mains tenant la clarinette tire sur la hanche !
 
Niala-Loisobleu – 08/04/16
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SEUL IMPORTE LE TANT QUI HURLE


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SEUL IMPORTE LE TANT QUI HURLE

Matin en doute

le soleil fera comme s’il s’était levé

qu’importe le rideau fermé

du temps bouché

il peut pleuvoir sans que la plage soit interdite

aux bains de la pensée

hormis

d’émerveillement

de te lire en réponse

venir à moi

me pas me dire

BON JOUR

par un avis qui me place manquant à l’appel

comme d’être le banni de ton partage

Ce qui n’est que sous-entendus

n’est que tas d’écrous bien compliqué

pour un simple appareil volant

Je m’envole comme je suis

simplement fidèle  à demeurer

aux montgolfières

de cette  poitrine cerf-volant

Fou

tu ne me fais pas roi

du

Pays des Herbes Folles

où ton lit m’appelle en ses bras coupés

mais en cela rien à perdre

Fou je l’étais avant de te connaître !

Niala-Loisobleu – 08/04/16

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