« Passer au dessus »


« Passer au dessus »

A te regarder dans la glace du quotidien, l’image en partie déformée par l’interposition de l’évènement te glisse l’imbroglio de la pensée des autres, ton égo s’éparpillant comme une explosion d’engin explosif en t’associant à tous les rôles. On tue plus facilement qu’on aime. La mort aux trousses le lambda se tourne vers tous les asiles, sans s’arrêter au fait que de tous ceux qui s’offrent sur le marché il est le seul qui puisse devenir sûr, s’il le désire et fait en sorte que. Je suis agnostique, donc n’ai pas besoin du secours d’une église. Il me semble pourtant qu’avant de mettre un nom sur un être suprême, la moindre des choses c’est d’avoir d’abord mis le sien en acte responsable.Mettant sur le tapis mon statut de vivant dans cette participation collective à un vaste enterrement de la piété, je choisis de défendre la foi et la croyance, l’espoir n’étant rien d’autre qu’amour.

Je passe au dessus.

J’aime !

Niala-Loisobleu – 28/03/16

 

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Le sans d’encre est-il l’expression écrite de la double-croche, l’écriture 007 ?


Le sans d’encre est-il l’expression écrite de la double-croche, l’écriture 007 ?

Ce faisant sauter d’un Bond, Mata a ri quand elle s’est fait coiffer au poteau par le poilu avec son étrille. Mouvance du geste d’entretien classique à portée du Sergent-Major du 3° Hussard, formé au Cadre Noir. Quand le kama-sutra frise la métaphysique, il est fort et même plus que possible que la position ne soit pas comprise par l’ensemble des habitués de la secte du Phallus-le-dire-avant. Probable que les canins chercheront où est l’os, en se grattant les balloches face au rébus. Bah fis-je à mon fidèle destrier, l’essentiel c’est que ton picotin soit toujours à base de ce bon son qui ne viendra pas foutre de colorants dans le crottin. En tant que moineau j’y tiens.

Bref, restons à nos moutons, dehors le vent est si fort que perdre le fil ne pourrait que rendre la scène non navigable.

J’ai dormi comme un changement d’heure que tous les ans c’est pareil mon horloge interne n’entend que par bribes. Il lui faut rater plusieurs trains avant de se rendre compte que le métro ne fonctionne que sous taire. Grâce aux manches dans ses tunnels. Du faux-aveugle à la guitare en play-back du mime de lady Châtelet, dame-pipi du fort home des Halles, la carambouille fait florès. De l’haleine au saucisson à l’ail du premier, à la main baladeuse du dernier, le politain est le roi du bonneteau poli son.

Le sans d’encre va d’un bout à l’autre de la capitale, correspondances pour les gares, banlieues et grandes-lignes + aéroport si affinités pour s’envoyer en l’air. Combien de problèmes de robinets fuient ainsi dans cette vie de merde, qu’il fasse beau dehors où tempête au-dedans. Ici l’ombre ne cesse de répéter le speaker dans le bulletin de santé de la bibi-ci, en envoyant ses messages personnels aux employés de la lumière.

Il y a la mer et la vague, rarement précise pour les petits-baigneurs qui se sont précipités dans un embouteillage de départ vingt-quatre-heures moins une avant de se retourner dans la même attente aux péages retour à la case départ. C’est le serpent qui te mord l’aqueux après t’avoir laissé croire que pour toi l’Eve dans les paumes ça faisait bleu la pilule en moins. La vie alors ça s’rait un mirage ?

Fou pour fou, o.k. prenons-le alors ce meilleur appareil Dassault et débarrassons-nous de cette idée reçue que la vie c’est une peine qu’on doit rembourser, y en marre d’être pris pour des cloches. Sonnons, sonnons clairs les mots bleus !

Niala-Loisobbleu – 28/03/16

 

Christian Schloe  Deep Sleep

Art niversaire


Art niversaire

 

ART ABSTRUS

Désagréablement surpris de vivre à peine satisfait de ne pas être mort jamais il n’adresse la parole à la vie

Il y a une nuance entre dire et demander merci

Et la tête entre les mains et les pinceaux tout prêts mais la couleur si loin

debout devant son chevalet de torture picturale il se regarde et s’observe dans le miroir de la toile où la mygale de la mégalomanie tisse et retisse à l’infini la

décalcomanie logogriphique de ses spéculations esthétiques

Abstraire une vache pour en tirer du lait et tirer de ce lait le portrait d’un brin d’herbe que la vache a brouté

Pourtant

des tournesols de fer voltigent en

Provence dans les

jardins de

Calder pourtant sous la pluie contre un poteau télégraphique un vélo de

Braque dit

merci à l’éclaircie pourtant

Claude et

Paloma

Picasso ne prennent pas la

peine de pousser le cadre pour sortir tout vivants

du tableau

pourtant la bohémienne endormie rêve encore au douanier

Rousseau

pourtant des éclats de soleil blessent encore l’oiseau tardif des paysages de

Miro

pourtant à

Florence

cette haleine de fleurs peintes entre les lèvres de la bouche d’un visage de

Botticelli

a toujours le même parfum que le printemps de

Vivaldi

pourtant aujourd’hui

en pleine lumière d’Antibes

dans une galerie d’art à

Parie

l’enfant du sang des songes

frémissant et meurtri

devant une toile de

Nicolas de

Staël

chante sa fraternelle ritournelle

La mort est dans la vie la vie aidant la mort

la vie est dans la mort la mort aidant la vie.

Jacques Prévert

 

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Car né de bord d’aujourd’hui n’est déjà pas n’importe qui dès le départ, serait-ce-t-il de ceux dont on fait les deux vins.

Avec une pointe de blanc de plain-pied dans le rouge la rosée mouille le cul sec de Provence fauché comme les blés.Ventoux et garde rien que la nue-propriété de l’abondance.

On ira où tu voudras en corps à Vesoul m’aime si tu l’aurais pas vu comme il fallait quand il était le bon moment de naviguer sans bagages.

La polaire est bonne conseillère

Quand j’ai vu les moutons à perte de vue

j’ai sorti mon crayon et mon tableau de bord

l’abstrait m’est devenu connu

rien n’était plus clair que les vagues

faisant place au grand A de l’Amour

Le bleu n’avait eu jusqu’alors cet éclat noir sans désir

pointillé qu’il était des poings rouges, jaunes, verts, mauves

de qui Seurat Seurat

L’amour qui se trempait la moitié du soleil

dans la tombée du jour

fit un bond d’ô fin

à faire flipper

les grands classiques du ras d’eau

comme qui dirait médusés

Ce visage nouveau de mon âme

en abstrait

n’avait jamais eu de plus figurative représentation

au point que je dus reconnaître m’avoir reconnu

pour ce que m’étais jamais dit

Se parler effacé de soi

à un bon éclairage que sur Toi mon Autre

Je te reste dans  tes odeurs de garrigue de bonbon anniversaire

 

Niala-Loisobleu 27/03/16

Je t’aime plus court que toute distance qui nous sépare


Je t’aime plus court que toute distance qui nous sépare

 

Ce qui me remue de ce ciel gris qui s’étale au-delà du retour des cloches,  c’est la force du bleu que tu y a laissé, qu’il est même pas en corps sec.

Les enfants feront comme ils v’oeufs. Chacun sa course, je vais suivre l’eau jusqu’à mon journal, et me tremper dans l’idée toute chaude de Toi.

Pas besoin de lire les accidents, la vie et ses fans de sang pourront papariser autant que bon leur fait besoin, le nichon de la star montant le tapis rouge sur la pointe des pieds de son festival. L’ave Maria de tous soupçons est-ce encore possible au courrier de Lyon, la faire du mail-poste François l’a mis en chemin de croix pas.

Je t’aime plus court que toute distance qui nous sépare. Tu nid couperas pas, l’effroi s’en va pâques dans les mi-sels. Aux carreaux du salant ton reflet est ardent.

Niala-Loisobleu – 26/03/16

 

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Tu te souviens de ce jour là…


Tu te souviens de ce jour là…

 

Dans tes mots où j’avais pas mis de doute

aux poubelles

tout ce qui me diminuait de Toi

m’a sauté  à la gueule de mon âge

La distance de nos manières

la couleur de nos parcours

ont grandi comme ce qu’on change des malheurs de la vie

faisant d’une grosse moche l’herbe fine

où je me couche à vélo dès l’orée de mon bois

sans que la montée des zoos m’écarte du sauvage

qui garde ses griffes aux ongles de ses dires

cru comme un liber teint

avec du poêle autour qui carbure à la pudeur

J’ai l’amour au-dessus de la ceinture d’une Fanette au creux de la vague

Mais parlons d’autre chose…

 

Niala-Loisobleu – 25/03/16

 

 

 

AVIS DE JOUR QUI NE NUIT PAS


AVIS DE JOUR QUI NE NUIT PAS

Mais comment est-il possible

voir pire

pensable

de prendre les sentiments humains comme ce qui ne sert qu’à allumer l’envie en vitrine

Je t’aime

comme un soutif à balconnet

un string qui joue à la corde

une nuisette qu’on oubliera de mettre

un corsage plus aguicheur que le zip ouvert d’une braguette indécente

L’être humain ramené au dossier d’une chaise

et aux traces d’une galipette

chiffonnée sur le tapis

laissée k.o.

coucou

vite

regardes-moi

et fous ton camp

Objet point barre

ton coeur posé sur l’étagère

tel un livre qu’on a pas lu

voilà juste ce que t’es

tu fais bien entre deux draps

les jours avec

du libido

Et ça fait sa colère

ça trépigne

ça injurie

ça geint

ça pleurniche

ça boit

ça oublie pas d’être que moche

dans l’amnésie totale

du mal que ça a fait sans le moindre scrupule

en te cognant la porte en pleine gueule

d’un départ sans laisser d’adresse

Les sentiments qui font juste

bon à tirer un coup

font boomerang sans plus de sommation

dans la disette revenue

Mon coeur bat pas comme faire caca…boom hue

Niala-Loisobleu – 25/03/16

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