Peintre excellent, dont le pinceau subtil … 


CHEMIN DE PEINT

Certains jours vers de gris tirent à dia
l’ornière en baille d’envie
mieux qu’une scoute prête à tout
c’est le sort du ton rabattu

D’autres sont à ressort
n’ayant de mise au lit clos
ils sont debout avant l’ouverture des portes
un tirant d’ô bien suffisant
pour aller droit au bleu

A peaux que veux-tu
à seins découverts
entrecuisses
jardins divers
ils grimpent au pinceau la sente des chèvres

Sus
d’un assaut surgit de l’iris violet
le jaune éclate soleil tournesol
le roux sillon rosit d’un bout de petite langue
au centre du buisson ardent
mérinos au blond qui laisse entrevoir la table d’orientation

Le chevalet a oublié l’usage de la torture
certes il gémit de petits cris verts
laissant le sol rivé pendant qu’il lâche la toile au vent
Les oranges tournent mappemonde sur l’axe d’un village blanc
mis en façade par les azulejos cri animal de la guitare

Fado ou flamenco le noir n’a jamais eu plus de vibrante lumière
outre il est de mère comme une piéta qui s’arrache de croire à la descente
dépoitraillant les chromes et les cadniums jusqu’à l’indécence claquant le puritanisme académique
de la forme abstraite en érection giclent des jets cobalts au nom du rose tyrien
Palmyre sort des éboulis barbares, la montagne met bas, les végétaux tressent des échelles
le peintre est en loge, silence, il sue ce qu’Elle lui murmure

Sa Muse

Toutes odeurs chauffées à blanc
linges oubliés auX dossiers des chaises, la paille hors de l’oeil
il va jouir
Le fil de l’accouplement lnvisible surréalise le rêve en commun
j’y mettrai ton nom en toute liberté mon amour
et le peintre hors de la cage signe d’un je t’aime sur l’horizon.

Niala-Loisobleu
31/03/16

Le monde est dans tes yeux ...

image.

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Peintre excellent, dont le pinceau subtil
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Peintre excellent, dont le pinceau subtil

Peut imiter, voire passer Nature,

Se faisant voir inimitable outil

Alors qu’il trace une rare peinture,
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Dis-moi, veux-tu sur un tableau tirer

Le gai printemps et son fleuri visage,

Où l’oei1 humain ne cesse de mirer,

Ravi de voir quelque beau paysage ?
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Il n’est besoin de peindre soutenu

Le ciel d’un mont, ni Phoebus qui éclaire,

Ni quelque nymphe ou satyre cornu,

Ni des prés verts ni d’un fleuve l’eau claire […]
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Pourtrais sans plus la parfaite beauté

De ma maîtresse et la prends pour modèle,

Et tire au vif son corsage emprunté,

Tu n’as besoin d’autre chose que d’elle.
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De vert gaillard fournira son double oeil,

Oeil de Minerve où verdit l’émeraude,

Et d’abondant il sera le Soleil,

Pour celui-là qui tout le monde…

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Ma Figure de Proue


Ma Figure de Proue

 

De mon oeil qui brûle

tu perles  les zoos

Animal de ma cité lacustre

Noé on s’en fou

chargeons la barque

en jetant à la baille

les miradors

les barbelés

les renonciations d’incapable

Gardons cape et des pets

pile au t’y

Tu es fête et moi bon à reins

je me secousse au fond de ton bassin

radoubons, radoubons, radoubons !

 

Niala-Loisobleu – 31/03/16

 

Ronis02