Les vidanges du Diable


Les vidanges du Diable

Parti tôt plantés

les cris reviennent de loin

semelles qui chuintent dans la fange

sur l’immensité des non-dits

Voici que s’avance le re-culons d’un fantasme horloger

Ah du sable dans l’oeil ça vaut poutre.

Pas le moindre fétu où s’emmancher à califourchon, fouette cocher sur la paille au coeur de la meule

Relais de poste, remettez-moi aux brancards des chevaux frais

Le petit scout bi doux  licorne-t-il  au lit ?

De l’amour ça ?

Un blues me trempe Mississipi John Hurt, secousse, faisant reins coton, grande maison coloniale toute blanche en colonne de non de diou maudit soit-il.

Des enfants invités à aller faire leurs devoirs, à chacun son sien errant

l’animal en soutane demeure à ébranler l’alcôve

où la ménagère lui empèse son col de lubricités mouchetées

Dieu est grand, merde manquait plus que chelui-ci, lancine la voix off du péri en mère.

Au loin un glas décalotté luit de son mauve de deuil

Bang, bang, bang

ça cogne lugubre au judas du confessionnal, mon saigneur de Lyon, toujours prêt,  se taille une autre rondelle.

Qui veut se faire bénir la rosette, approche en toute innocence.

On plaide non-coupable.

Niala-Loisobleu

16/03/16

10 réflexions sur “Les vidanges du Diable

  1. Feux de camps laissant l’indélébile attouchement plusieurs soleils après que des lunes les ont pleuré. Aux doigts sales qui ont souillé l’innocence on ne laisser faire le signe de croix qui gomme…comment absoudre tel crime. Les tartuffes au courant qui pensent avoir un droit de couvercle, sont plus coupables que des que la maladie peut amener au pire…

    Merci Madame lit.

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  2. J’ai écouté la chanson mais bof, bof, bof… T’es morose ces temps-ci ?? Moi il me faut des chansons qui bougent ! T’as ça dans tes poches pour ta prochaine publication ? Sinon très belle description.

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  3. En écrivant « désolé », c’est à toi et uniquement à toi que je m’adresse Marie, moi ce que je fais loin de me désoler me porte en tout par un engagement sans faux-semblant
    1- je lutte contre l’abus en tout genre
    2- l’imposture de l’incapacité
    3- le mauvais goût
    4- la médiocrité
    5- l’inconscience en tous domaines.

    et bien plus encore.

    Sans rancune

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  4. Sans rancune également, mais c’est que parfois je ne comprends pas forcément toutes tes paroles, donc j’ai pas dû bien capter… Après évidemment les chansons yen a pour tous les goûts, j’ai voulu te taquiner un peu et pour la liste que tu énumère je suis tout à fait d’accord avec toi. Surtout je n’aime pas être médiocre, j’adore la vie avec rires et joies mais ça c’est malheureusement pas la vie de tous les jours…

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  5. une saloperie de plus…et quelle saloperie!! j’ai beau chercher, je ne trouve pas comment enrayer la crasse humaine des bénitiers. Dans ma tête à trouées je cherchais un soleil, un clin d’oeil, un rocher où « ex-ilet » les enfances blessées…mais rien ne m’apparut sinon ceci qui trottait qui trottait… »il y en a qui devrait naître unijambiste ». Mais rien ne me fit sourire, sinon la tristesse. Oh que je t’embrasse mon Zoizô.

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  6. On est libre d’aimer ou pas. Ceci ne doit pas pour autant faire oublier le sens des valeurs. Hélas c’est très précisément ce qui est aujourd’hui ce. On ignore tout de cette notion primordiale. Maniant le contresens de la définition des mots en prêchant une forme de tolérance laxiste qui aboutit à la décadence. C’est crasse, raciste, médiocre, impropre, devenant une doctrine abcons. L’imbécile n’est plus l’heureux que l’on respecte. On a de l’admiration que pour le con, parce que le système l’incarne en l’applaudissant debout. On ne regarde rien derrière pour construire demain. On vit au jour le jour. Tout est gonflable, le fraic est déifié.
    Je suis rebelle à tout cela, en criant la joie, dans la peine que le barbarisme développe.
    La chanson que tu n’as pas aimé, je répète que c’est ton droit, incarne cette lutte, ce refus par le blues de la négritude. Mississippi en est un des monuments.
    Ris Marie, c’est vital, jouis c’est naturel mais en ayant le sens des valeurs.
    Je t’embrasse comme ta saine simplicité est vigueur.❤️
    Alain

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  7. La nature des hommes à toujours eue ses déviances. Comme il y a des animaux malades que la sélection naturelle ne masque pas. Merci Sally, demeure ma Popette.

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