Parfaitement parce que


Parfaitement parce que

« J’aime les grands brûlés. Eux seuls répandent cette poignante odeur des fraîcheurs primordiales. J’aime les grands acteurs, avec un seul rôle, celui de leur vie à tenir, à claquer, à brandir. J’aime les saints, leurs couronnes d’épines brillantes des rosées de l’âme. J’aime certains hommes, ceux qui savent que la seule liberté que nous possédons, c’est de choisir ses barreaux. J’aime les poètes, qui claudiquent sur les marelles du mystère d’être, et qui chantent des mots de moelle et de sang à travers tous les bâillons du monde. Je t’aime Philippe Léotard. »

Claude Nougaro

 

 

 

 

Nature


Nature
Il a pendu le garde-manger
à la porte de son embarcadère
Pas de souricières
le fromage s’est faufilé par le plus gros trou
des nuages
il peint le cerf-volant des seins déboutonnés de la cage
sa couleur à tant de bruits d’elle
que la toison ne dort que d’un oeil
magie de l’encre flottante
seule à pouvoir retenir la confiance au plus fort de la peur
et l’embrasse au-delà de sa langue poivrière
 
Niala-Loisobleu
13/03/16
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Dimanche poétique : Vénus Khoury-Ghata


Ballet
sa porte
me sera
qu’un Dimanche
comme un
tous les jours
que je veux de Femme

N-L
13/03/16

Merci Martine.

Écri'turbulente

Elle ne balaie plus devant sa porte

ne se dispute plus avec le vent qui ébouriffe son faux

poivrier

elle lit la pluie dans le désordre

apprend que mars vole son encre à décembre

et deux jours au plumier de février

sa lampe s’interdit de dormir l’hiver quand les livres se

prennent pour des oreillers

que les lucioles font un feu d’ailes pour réchauffer les

choses transies :

lits à une place

lettres de rupture

et ces disparues qui traversent impassibles les pièces

dans un froissement d’étoffes

Vénus Khoury-Ghata,
Les mots étaient des loups
,
© Gallimard/Poésie, février 2016


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