Je n’t’en veux pas, je t’en veux plusse


27 - 1

Je n’t’en veux pas, je t’en veux plusse

Le cartable plein

trousse

d’une maladie de poitrine

Ah que spirales

mes petits carreaux sont pleins de larmes

J’ai cassé ma plume

en piqué

contre ton mur d’absence

Chat fait si longtemps que tu te montres molle

que faudrait te remettre à l’heur d’été

ma grande aiguille

s’fait dépasser par la trotteuse de dit amants

Niala-Loisobleu

27 Février 2016

 

Thomas Fersen : « Une chauve-souris »


S’tripes aises
de l’amour déjanté
d’un grand pébroc noir
et d’une chauve souris
à longs che veux

Che veux
je t’aime et j’t’aurais !!!

N-L
26/02/16

Le monde est dans tes yeux ...

Tout un spectacle !! 😉
.

.
Une chauve-souris

Aimait un parapluie

Un grand parapluie noir

Découpé dans la nuit

Par goût de désespoir

Car tout glissait sur lui

Une chauve-souris

Aimait un parapluie (x2)
.

.
Elle marchait au radar

Le sommeil l’avait fuie

Elle voulait s’mettre à boire

Se jeter au fond d’un puits

Une chauve-souris

Aimait un parapluie

Un grand parapluie noir

Découpé dans la nuit (x2)
.

.
Sans jamais s’émouvoir

Pour cette chauve-souris

Le grand parapluie noir

Sortait de son étui.

Il prenait sous son aile

Soin d’une belle de nuit

Qui, boulevard Saint Marcel

Le nourrissait de pluie
.

.
Puis le grand accessoire

Se mit à voyager

Dans son bel habit noir

Son habit noir de jais

Après les palabres

Pour faire un peu d’osier

Un avaleur de sabres

Le mis dans son gosier (x2)
.

.
A un acrobate

Servit de balancier

Voir l’article original 174 mots de plus

AQUA-TINTA


AQUA-TINTA

Dans l’enfilade des colonnes

le passage frissonne

d’une perspective

ouverte au coeur d’un amas d’écarts

Ôtez le sparadrap des taire

des arbres neufs de printemps au bord du mois

végètent

perdus entre deux parois d’une cheminée

Déchirant le fond sans teint  d’un horizon rayé

voici venir

des petites-mains d’enfants

saisir l’écope des nuits

pour coudre le soleil au donjon de leurs châteaux

Nous sommes étrangers au commerce du sentiment

Partir ?
Et non

Rester fidèle aux pensées visionnaires

sans autres cordes que celles des guitares

Gorge bleue

chuintant de nos salives rauques

que la tessiture amarrée au ponton libère crescendo

Amphore pleine

à venir des huiles essence ciel

que tu m’as mises à la voile

tout le temps que tes cils ont peint

au tempo de leurs aqua-tinta

dévoyant l’acide au bénéfice du miel…

Niala-Loisobleu

26 Février 2016

xudozhnik-Michael-Cheval-04

Dédicace à Vénus


venus-khoury-ghata-473012

Dédicace à Vénus

L’alphabet qui s’est arrêté devant la porte du riche sort
d’un trou de terre entre deux terres
du hoquet d’un trèfle boiteux
de la toux d’un cerfeuil grabataire
 
on lui a parlé de livres qui dorment debout comme les chevaux
de pages serties de pierreries comme ciel d’août
comme tiare de sultan aimé de son harem
 
les enluminures saignent lorsque la lampe par mégarde incendie
une luciole
des centaines d’ailes expriment rage et désapprobation
les hommes ne peuvent en dire autant

Vénus Khoury-Ghata

(Extrait de « Quelle est la nuit parmi les nuits », Ed. Mercure de France, 2004)

 

Si ce n’était la pluie battante que le vent pousse de tressauts la main aux fesses, on se croirait dans une histoire de label au bois-dormant. Carglass est bien le seul a jurer qu’abonné on gagne un pare-brise avec ses essuyeurs. C’est con, j’ose pas dire lamentable vu les paramètres du langage actuel, où les lambdas sont debout avant que le chanteur sans voix commence à me faire croire que 3 secondes de Louane font plus de rendement qu’une boîte de bleu en pilules. Je bande à part c’est pas nouveau.A propos de quoi merci, comment, oui tout va bien siou plaît.

Ma sexualité comme je la respire est conforme à son genre féminin, je la conjugue sans foutre la merde dans l’ordre des gamètes et sans confondre le présent du subjectif avec le passé isthme du réac. D’un côté il y a les modes de l’autre la nature. De tous les mécréants je pense être celui que je connais qui a le plus de foi.

« Le fauteuil des vénérabl’amants » pourrait être le sous-titre du « 7° Aux jardins de mon Amour ». je le dévoile d’encre ici avant de retourner dans l’atelier poser la peinture. Des mots-peints ne crissant pas sous le poids d’une plume d’A propos tendancieux ne voulant que vanter d’aboutir à l’exploit du mâle aimé. Mon concept de l’Art reste totalement lié au sacré dénudé de toute obédience dogmatique. La Femme en étant le premier symbole. Mes canons ne sont pas visibles de par son extérieur. La laideur se voyant au premier coup d’oeil, je laisse l’effet domino de la catastrophe au système que je désavoue.. La Beauté demeure ainsi dans toute son essence poétique. Uniquement installée dans l’âme. Je marche toujours enfant-mature-lucide.

Vénus lustre de cristal suspendu entre le bas et le haut, mouvement taillé de vibrations sonores que le souffle d’amour fait chanter en mille et un tressaillements de couleurs, ton pied à terre est un vol permanent de femme-oiseau qui s’est débarrassé dans la douleur de tous les archétypes qui font le bonheur des imposteurs.

 

Niala-Loisobleu

25 Février 2016

s-rimoshvski-ekzistenciya-dushi

Mon parapluie, la grisaille et Toi mon Soleil


P1040930

 

Mon parapluie, la grisaille et Toi mon Soleil

Appuyé d’un coude
au bas de la porte
il garde le soleil
Alain t’es rieur

Mon parapluie
couché
en chien de fusil
prêt à tirer sur le gris

Sur la toile
les baleines
ont rejoint les jardins
de mon Amour !

Ce matin j’ai parlé de mon père à ‘vy. Une autre histoire d’eau, velin, 100% cellulose, pur extrait des sens exotiques de bois flotté. Tu vois mon Coeur que rien ne meurt qu’en plutôt, que vouloir faire d’ici un matin-truc n’ayant plus rien d’uni vers, on reste dans l’arbre en se foutant pas du l’hier qui nous a enfermés dedans. Des secousses pendulaires tagada tsoin tsoin c’est loin de Pi et de l’odyssée. Entends-tu le tigre ? Voici que la couleur doucement remonte à la nage des brumes que les marées se servent pour certains estrans. Je peins pas mon Coeur, je te cause mots d’amour en te mettant le prochain en chemin.

 

Niala-Loisobleu

24 Février 2016

 

P1040926

(En photo : Etudes en cours pour le 7° Aux Jardins de mon Amour)