Quel bon jour, bonne nuit !


Quel bon jour, bonne nuit !

Marcher comme ça, oh sans que le tout autour se prenne pour le papier-peint de la mode à suivre, le décor auquel le regard doit se satisfaire. Marcher juste comme ça sur la pelouse sans intention de nuire à l’ordre, juste libre de sourire sans demander, sans se cacher, sans se retenir.

Avoir  le respect de se faire simplement l’amour à sa vie.

J’me sens saxophone, genre petite fleur soprano. Pétale-moi dans le sens que tu voudras, chaque instant de tes frissons c’est un départ qui frémit. Les églises contiennent des chants que les bancs retiennent en rang. Jouons à saute-mouton liés l’un dans l’autre. Le prêche peut monter en chaire, si on se prie des yeux rien qu’au fil du courant, on se retrouvera train de bois à ramasser tous les arbres du chemin. Un arbre de vie qui a naturellement besoin de se lier à la terre, au ciel en mettant sur le cintre de ses branches le vent et la pluie, à l’invite, des nids chambres d’hôtes pour les plumes à peindre, est vue sur l’ô séant.

J’te couche dans le rêve qui cargue ses voiles. Embarque.

Bonne nuit mon Coeur !

 

Niala-Loisobleu

29 Février 2016

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Il peut pleuvoir mon Toi n’a pas les tuiles peureuses


Il peut pleuvoir mon Toi n’a pas les tuiles peureuses

 

Il ne cillait de rien

pour échapper au vide

en ramonant les sauf-conduits

pas comme ça voyeur tombé d’un flacon de neige

 

Niala

 

est depuis toujours

assis les pieds dans le caniveau

de l’embranchement de l’arbre-rue

où le vitrier mit des carreaux à son premier tablier

 

Il froisse à lui torturer les plis

la mousse du bas-ventre de l’encrier

via la voie de ses seins aéronefs

les ailes

aérogare d’un passe pores à marées

 

Île est’Elle

 

L’accent flexible du murmure des charpentes

à la verticale d’un quartier peu importe de quelle lune

l’Autre n’étant nullement indéfini

ça mord

Vénérabl’Amants

que sait déjà

un en plus

de ne pas sauter d’un doute

en s’ôtant les pages de l’ignorance

 

Niala-Loisoleu

29 Février 2016

 

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*

 

Affranchissement


Affranchissement

Ex-voto
Tordu par la force
un cri d’olivier
sort d’une saignée du trop berné
l’âme kidnappée par un désert humain
se dévoie d’un m’aime espoir à deux voies

Happé d’un tel vertige
qui fracasse
rebondit
ricoche
décoche

S’affranchissant de l’esclavage
les nuits blanches ne seront plus comptées
sorties de leur mensonge par l’énergie d’un sommeil actif
bercé
apaisé
la force
qui manquait à l’homme écorché

S’arracher à la vague scélérate
pour l’éveil à la marée montante
remis à l’eau
rompant la béquille
flotter debout hors du ventre stérile
face au large

La chandelle des messes noires s’est éteinte
le feu de la cheminée d’un Dimanche franchi  par la Porte-Basse
monte, monte, monte
sur la falaise où rien de ceux naufrageurs ne brille
Seul l’Amour porte à traverser Libre

Niala-Loisobleu

29 Février 2016

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