Soir d’un Jour de Vie


Soir d’un Jour de Vie

Ce soir je sens de la fatigue saine, l’intensité ne donne pas aux do la même portée. Le ciel qui devait venir tout droit du Léman a été neutre, le vent en revanche relevait du guerrier, froid et sec sans manquer de coeur, qui s’apprête à se mettre au voyage d’une initiation.

Nous étions à deux pas des arènes où des traces profondes restent accrochées aux pierres, St-Eutrope balançant sa noble flèche en pendule n’a pu demeurer inopérante, d’elle émane ce mystère permanent, surtout celui du Roman où l’infinité avec rien dépasse l’entendement. L’humilité ça sent le pain sortant du four par le soupirail planqué au pied d’une façade arrogante.

Un peu de Madagascar, du Nord et du Sud énormément d’Andalousie.

La table de ferme, rectangle long, est devenue un parfait cercle par le Centre d’intérêt.

J’ai retenu cette constante : tellement bien qu’a aucun moment je n’ai senti être en demande.

Pas de citrouille invoquée, le bon génie chacun avait le sien dans la chaleur de son coeur, quel voeu pourrait-on faire quand la simplicité  craque son bois entre les jambes de l’âtre ?

Niala-Loisobleu

28 Février 2016

 

calabaza-suurealist-©EPolo

 

Je ne suis du soleil qui couche ses matins sous l’ô rayé


Je ne suis du soleil qui couche ses matins sous l’ô rayé

A tes boutonnières

je n’ai pas cousu

ce que nous avions à nous dire

comme une légion

que le déshonneur s’empresse d’exhiber

Aucun de mes mots

je t’aime

n’a jamais tenu à un fil

Mes tremblements

sont d’une autre nature

que celles du vouloir lapider

par le reniement

du parapluie alibi

Niala-Loisobleu

28 Février 2016

Trini Schultz