Aux jardins de Mon Amour 6 (La Jardinerie)


Aux jardins de Mon Amour 6 (La Jardinerie)

Comme mieux dans l’opposition du béni oui-oui, je ne m’accepte qu’au terme du carré, cette honnêteté du langage qui s’écrit juste. Sans circonflexe scion du genou, debout droit dans mes bottes.

Trop était à dire dans ce dernier tableau.

Chacun d’eux ont eu ce passage terminal, aujourd’hui tout corrobore autrement, à en approcher celui-ci par les moyens justifiés par la fin.

Test amant taire ?

Probablement, le rivage devient si flou…

Au moins aurai-je pu aller au bout de ce qu’il avait à dire ce petit dernier – ça ne servira à rien, le monde ne bougera pas les cons d’un premier poil, mais les miens si.

Souffle le vent !

 

VENT NOCTURNE

Sur la mer maritime se perdent les perdus
Les morts meurent en chassant
des chasseurs dansent en rond une ronde
Dieux divins! Hommes humains!
De mes doigts digitaux je déchire une cervelle
cérébrale.
Quelle angoissante angoisse!
Mais les maîtresses maîtrisées ont des cheveux chevelus
Cieux célestes
terre terrestre
Mais où est la terre céleste?

Robert Desnos

(Extrait de Corps et biens – 1930)

 

Au vent nocturne je te sens comme je n’avais pas su et ta voix toute tracée en faisant bruisser chaque  branche, chaque nervure, chaque parfum  m’a ramassée l’écume au creux des mains. A l’arraché du vouloir où s’est attelée l’échine des maisons adossées les unes aux autres. Témoignant ainsi du refus d’être complice d’une faiblesse de moi en refaisant ce, qu’à tort j’avais signé, par dérive en  ce jardin

Niala-Loisobleu
21 Février 2016

 

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