Le taille-crayon


Le taille-crayon
A la surface de tes membres combien de paysages tentaculent en corps ? Des paysages aux yeux de grenouille allant d’un barreau à l’autre sur l’échelle du tant. Bocal sablier trop bouclé au poignet fait circulation en stase. Des amulettes grillées amendent les jachères de prévisions en sommeil. C’est pas bon de passer le talisman en machine. Rampant dans les hautes sphères du boniment, une pythonisse échappée du jardin des délices pond ses vœux dans l’étoile d’une araignée tisseuse. L’abreuve de comptoir du jour donne le bonheur à 100 contre 1 durant les prochaines 24h, Faites vos je. L’oiseau ne se sent pas à l’aise avec des ailes de scaphandrier. Dans la plume de plomb une ambiguïté manifeste, comme si mettre l’espoir sous scellés pouvait donner l’assurance d’un accomplissement immédiat. On peut promettre la lumière à condition de ne plus être que son ombre.. Quand le rayon naît plus sous X, la prochaine étape peut supprimer le maillot jaune (ôter d’un doute d’avoir été fait cocu). J’aime les transparences de tes dessous, pas le zinc d’un caleçon plombant le toit pire que de la tuile poreuse. La nudité du cœur tu sais combien j’y tiens, sans elle on est plongé pire qu’archi merde dans le bébé de l’ô vidangé. Jonas a dit à mon père qu’il ne voulait plus aller à la pêche à la baleine de parapluie. Enfermer la communication dans un silence fabriqué de toute pièce, falsifie l’authenticité. Le sable des zoos triche avec les plages. D’ici je reçois des impatiences de ma cabane, elle sent si bien le fond des choses qu’elle refuse qu’on soit pas l’un dans l’autre comme recyclés du tri des poubelles girls de l’avis cabaret. Je ne peindrai jamais de mensonges ça écaille ma peinture au point que le bleu en tomberait.
Au fait t’ai-je dit combien tu me manques ? Je décroche des estrans sur la lande en mal d’embruns pour remauvir les bruyères.
Niala-Loisobleu
16 Février 2016
Screenshot_2015-12-24-13-34-47