Par l’oeil qui s’ouvre, paraît le jour


Par l’oeil qui s’ouvre, paraît le jour

Sur un morceau de beurre où le pin fond
Quelques aiguilles ravaudent des pans de nuit
Le jour vient à table
Bruits d’eau
Tête-à-tête de tasses à la cuillère
En hérisson hardi
La barbe traverse la route
Jusqu’à plonger dans la rivière
Se faire débarbouiller par la loutre
Je te mange tu me manges
Le premier qui rira mettra l’autre en gage
L’ennui coule à pic
Pas rasé le jour est pile à l’heur
Dans un angle du tapis le chat s’étire entre les pieds du lit

Niala-Loisobleu

15 Février 2016

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