Un seul instant de Nous vaut plus que des vies ajoutées à rien


Un seul instant de Nous vaut plus que des vies ajoutées à rien

J’ignore de l’heure, l’écart qui se trouvait entre la lune en cours et le soleil à venir, à l’instant de cette nuit où tu me tiras si fort par le ventre que le drap monta jeter un oeil au dehors, périscope à ta surface. Dans le noir absolu où la chambre semblait n’avoir rien entendu, ta respiration me parvînt plus syncopée et d’un autre accent. Je reconnus sans besoin de la voir, les mouvements issus de la première forêt, quand son âme et son corps ne devinrent plus qu’un m’aime cri. Celui qui devait se répéter à l’écho en boucle au fil des siècles. Ne plus savoir de ton sein, peu importe le côté, si tu es à poils ou à plumes, cane  aux palmes qu’on se fout de quelle académie. Disparaître de la norme. Le nez entre le plus large de ton estuaire, et l’à valoir du nombre des années où vu la manière que tu as choisi de me faire alliage au creuset en renversant nos corps en figure de carte, c’est tête-bêche… Atout sûr, on décolle à la verticale pour des piqués en rase-mottes qui me font penser aux plongeons de ces cavaliers tartares ramassant en plein galop le bouton de la fleur en train d’éclore sur  le sol sans quitter la selle. C’est ainsi qu’en poussant les volets je vis la date.

Voilà un Bon Jour, dissemblable à celui préfabriqué jeté à l’encan aujourd’hui. Aimons-nous d’un seul Autre.

« …Magiques … Mon Coeur, tes mots sont magiques … Ils sont autres, ils sont différents… »

Oui, ils ont reçu et entendu l’aspect nouveau de la vie d’à présent. Métamorphose dramatique que nous prenons en compte en corrigeant ce que nous ne reconnaissons pas comme nôtre. Refusant, dans notre part d’obligation humaine avec la contrainte de chacune de nos vies , d’accepter de laisser croire qu’on s’y serait soumis. On ne plie pas, on se redresse. Les mots deviennent le touché sortant du visuel. Ils sont bouche-bouche. Résistants. Combattants. Se foutant de vouloir gagner une guerre toujours considérée comme à refuser. Vaillants juste ce qu’il faut pour le vivre de vrai sans mesure horaire, un seul instant de Nous vaut plus que des vies ajoutées à rien.

 
Niala-Loisobleu

14 Février 2016

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A contre jour des maux d’ordre


A contre jour des maux d’ordre
Carrefour de solitudes rond-point de rencontre
Tes pieds ne sont chaussés que du vent des océans
De l’humide des déserts
Des écorces des arbres à médecine
Des plumes à peindre le poitrail de la liberté
Des vibrations tectoniques du feu sous la racine de ta première origine
Terre-Mère
Batracienne du sac d’où tu fis sortir les nageoires de nos ailes
Energie de l’intuitive préhension
Que le couteau à nos veines transfusa en chemin romanichel
Du m’aime sang qui tient nos pores amarrés
A tous les jours du calendrier célébrés sans cérémonie par l’amour au quotidien
Voici mes pas
Maie
Les pétris dans les tiens
Ô d’heur de Mie tes bras ont doré le craquant de nos semailles de blé
 
Niala-Loisobleu
14 Février 2016
 
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