A contre jour des maux d’ordre


A contre jour des maux d’ordre
Carrefour de solitudes rond-point de rencontre
Tes pieds ne sont chaussés que du vent des océans
De l’humide des déserts
Des écorces des arbres à médecine
Des plumes à peindre le poitrail de la liberté
Des vibrations tectoniques du feu sous la racine de ta première origine
Terre-Mère
Batracienne du sac d’où tu fis sortir les nageoires de nos ailes
Energie de l’intuitive préhension
Que le couteau à nos veines transfusa en chemin romanichel
Du m’aime sang qui tient nos pores amarrés
A tous les jours du calendrier célébrés sans cérémonie par l’amour au quotidien
Voici mes pas
Maie
Les pétris dans les tiens
Ô d’heur de Mie tes bras ont doré le craquant de nos semailles de blé
 
Niala-Loisobleu
14 Février 2016
 
P1040889