Elle a cousu la porte, les branches et le tronc, feuilles à la corbeille


Elle a cousu la porte, les branches et le tronc, feuilles à la corbeille

J’ai vu venir la vague avant que son bruit n’avale l’arbre

Et notre roulotte ?

Echouée au plus loin de la vague

Quand tu pars sans domicile fixe

m’aime plus une poussière de tes seins

ne fait voler les frissons de ton cou

Des fleurs imprimées sur ta jupe

plus une feuille ne couvre tes épaules

Ton claquement de mains

est fichu

il descend en châle à tes talons

casser la voie

Niala-Loisobleu

8 Février 2016

04.02.16 - 1

Un parapluie dans la rue et du vent, un bateau de papier froissé


Un parapluie dans la rue et du vent, un bateau de papier froissé
D’odeurs d’herbe en attente
à la page précédente
elle se balade en morceaux
par des fissures d’escalades
que le vent furieux
sort de sous les jupons de la tempête
Indécence
énumérée
lune après l’autre
la pensée s’accroche aux poussées
au temps qu’elle peut
Danger de submersion
les mots
ont péris en mer
dans le froissé
du bateau de papier
Niala-Loisobleu
8 Février 2016