L’ARBRE QUI PARLE..DU SOIR AU MATIN


_Yesterday by Sarah Jarrett

L’ARBRE QUI PARLE..DU SOIR AU MATIN

Lundi 19h15

Quelques pas de ronces butent aux silex de cette courbe à la raie qui part du milieu de la colline, il ne fait pas nuit, mais un peu sombre, ça monte. La porte de la cabane s’est ouverte. J’étais abandonné au chevalet devant la table de la forêt. Aux doigts des odeurs venues de cèpes, des filaments de mousse dans les ongles, depuis combien d’heures ai-je accroché ma pensée aux arbres qui tremblent ?

Sur le coin d’un papier froissé la plume s’est séchée, l’automne a mis des baisers au garde-manger, je peux t’embrasser en plein hiver.. Dans le milieu de la journée, j’ai vu passer un radeau au centre d’une clairière léchée par l’or des feuilles qui restaient.

Je vais pêcher une ou deux étoiles au plumier, l’arbre me l’a demandé en se cognant à la clôture du levé. Il y a quelques jours encore là pour sentir la rondeur de la pleine-lune dans le moelleux de tes oreillers mon Amour J’aime poser mon oreille aux feuilles d’hier, et frotter ma barbe à la peau d’un sein, Tu me deviens alors si pudique que ta peau transpire cette Beauté qui m’est vitale.

Le silence a mis l’écharpe de deux bras laineux autour de son cou, les arbres se sont penchés en se prenant par les racines, les cheveux ébouriffés par les doigts du vent.

Niala-Loisobleu
25 Janvier 2016

APPARENTS DANS LE RIEN


APPARENTS DANS LE RIEN

Les yeux au creux des cheveux où ton cou se cache du vent

juste penser mourir la virgule de ces mots habillés

pour en allumer tout simplement d’autres nus

Les absences de simulations de carrière soulèvent le m’aime réel besoin

Ce qui dresse nos pierres l’une sur l’autre

en restant libre d’adoubement seigneurial

retrouve le souffle originel

quand la cathédrale faisait d’abord son tracé au sol

sans penser aux prolongements  a tirer de l’harmonium

Intercalons-nous – en parenthèses – dans les faits divers en boucle

Pour vivre-là

où l’amour ne fane pas

Sans revouloir mourir d’une érosion au quotidien

triste chaussure de vair attelée aux restes de la citrouille du carrosse imaginé.

N-L 25/01/16

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Je suis un con, est-ce t’à taire ? 2


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Je suis un con, est-ce t’à taire ? 2

Fatigué sans doute d’avoir dormi ces jours derniers, ce matin ça rebuffe plus qu’un brin A la voile les vapeurs pourraient monter un deal, genre mariage pour tous.Comme quoi il faut réapprendre son climat, un bord de mer sans vent, ça n’existe pas. Il faut dire comme pour le reste : vivons au jour le jour. Soit mais alors qu’on arrête la météo . Et pendant qu’on y sera, du même coup les campagnes électorales, publicitaires, voilà un programme qu’il aurait du chien. Racé comme un non-xénophobe . Pur-sang comme un suc sans rajout d’eau non potable. Tiens j’as une idée, j’me nomme pré si dans. Et j’eteule les comptes en suisse, aux cocos d’îles, les pavillons de complaisance, les privilèges payés en nature, les motards pour conduire la nurse à la sortie des écoles, les rats d’art, embarqués, fixes, repos à vos souhaits. J’applique 1905, désarme Lourdes, Lisieux, et toutes les apparitions avenir, ferme sur l’épris ferme les restos du cœur pour faire des mess gratos à la place des trottoirs pour dormir. Je crois qu’au passage, j’enverrai le parc des princes aux émirats, et la mairie d’paris à luna-park.
Les champs et lycées, ce serait chouette avec plein de moutons, tantôt des laineux, tantôt des poils ras. Le palais d’à côté en écuries pour les tables d’hôtes de tous les bananiers en visite. Mafieux, voilà une idée qu’elle serait bonne à inviter le sein pair. J’f´rai un grand bal con, sous la Tour Eiffel , avec Lurbi & Turbi, les célèbres duettistes de la foire d’empoigne. Un grand feu avec tous les faffes des combines non déclarées, les faveurs ubuesques, cumuls retraitables avec escorte, logement d’fonction, carrosse avec chauffeur-garde-du-corps-femme-de-chambre-cuisinier-escort-girl. Tiens à propos d’escort-girl, pourquoi on fait le black-out sur les sociétés de passeur d’émigrés, y a un élu qui touche ? A moins que cette profession soit prise en compte dans les stats du chomâge. Faut dire que c’est en croissance.
Il fait déjà aussi beau qu’hier, faut pas grand chose pour changer le tant, une meilleure répartition des degrés et hop, l’échelle de l’issue de secours se veut plus accessible à tous.
J’ai une pensée humaine à l’intention de tous les hommes moins bien traités que des animaux. Quant à tous ceux qui se posent des questions là où ils vous implorent d’arrêter, en jurant qu’il n’y en pas, c’est trop mouvant pour la santé. Mieux vaut attendre.

Niala-Loisobleu

25 Janvier 2016