REFLETS D’ESTRANS 1 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Capable de Bonne-Espérance ma Bonne Mer !


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REFLETS D’ESTRANS 1 / Le Grand A d’Amour mis à flot / Capable de Bonne-Espérance ma Bonne Mer !

D’une main

à la trempe, index de côté

je me laisse porter bord à bord de ton encre

Quand la mer salive

je ne peux rester à sec de Toi

Tes rouges calanques à flanc de mes palisses

font dunes

empreinte de pattes d’oiseaux

un frémissement du platin

sans algues à rade

Si ton corps allongé lèche l’écume

au travers des bulles de la marée montante

le Grand A d’Amour

lâche son ber, flotte, vogue, largue les voiles

Posé au faîte du mât

un soleil

rissole la darne des rochers

à la plancha de la cabane

On entend l’ombre se glisser sous le ponton

Tu ne dis plus que

j’effeuille

tes yeux me post-scriptum :

Top laisse

venir la nudité du silence

que nous jouissions du m’aime cri

Niala-Loisobleu

29 Décembre 2015

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REFLETS D’ESTRANS 1
2015
NIALA
Acrylique et collage s/toile 73×60

Adresse de mon site officiel : http://www.niala-galeries.com/


Intricacies Of Nature By Tiffany Bozic Tiffany-Bozic12

TRANSIT SCION

Combien de temps depuis la dernière fois qu’il s’est rendu visite? Comme il est, tout nu, sans la cravate et le cache-sexe à rendre l’androgyne invisible

– A poil, laissez vos fringues sur le divan, on va se balader tous deux hors.

Nous ne sommes qu’en étranger sur un reste d’épave flottant aux crêtes d’un coq absent des levés de  couleurs. La plaine des horoscopes est moins grande qu’une cabine d’essayage. Mais tu peux t’asseoir sur la lunette du chiotte, l’instant est idoine. Conseil, relèves le couvercle, pas de fausse modestie entre nous.Le fond de gogue ça vous place face à face son évidence avec soi-même. Reflet d’un trou dans l’eau du trou, hitchcockien instant de vérité. En corps faut-il être honnête et pas se faire le sphincter du traître.L’environnement pouvant influer, il est recommandé de faire ça à l’écart des feuillées communes, la minceur d’absorption sonore du cloisonnement pouvant dévoyer l’aveu des flatulences.Dans le rôle de dame pis pis, apparaîtra Gustav. Non voyeur. Impartial. Rien dans sa voix n’incite au détournement, on ne trompe personne, planques pas ta lumière dans ton ombre dit-il d’un ton posé.Le transit va t’ouvrir au paysage que t’enferme.

L’espace  dézipe sa tenue bling-bling. M’aime à n’y pas croire, une petite robe noire blanchit  le passé en déposant son parfum de coeur ouvert. Chant de paradis à soie, plein de cocons faisant des noeuds, une nuée de papillons bleus. Le sable en traversant la jointure des doigts, laisse le sel en bagues. Un oiseau marteau-piqueur, avale le ver de la pendule, maboule, le voici qui rit pour amener les larmes à la joie. On ne refait pas deux fois la traversée de sa vie.

Niala-Loisobleu

29 Décembre 2015