Carnets z’Intimes d’un Pêcheur à Pied 3 / Folie picturale & poétique d’un Hippo campé tout au long de la Coubre


croquisbois__045110400_1100_29012009

Carnets z’Intimes d’un Pêcheur à Pied 3 / Folie picturale & poétique d’un Hippo campé tout au long de la Coubre

Ton visage de sein, je le vois toujours en double, que ne m’as-tu acidulé l’agrume, ces longs soirs où trop de cigales énervaient ma guitare, il faisait parfois, tiens comme aujourd’hui une pleine lune à te voir étalée sur les plis de ma chanson. Tes fesses sont la fente du plus grand sourire que cette planète prétend à voir. Ton cul ma Dame  en frottant mon crin de son assise ne m’a jamais traîné dans les bas-quartiers où on fait de la femme de la viande à consommer. Franc, sois, d’assise. Ainsi greffée mon encolure sent comme le croisement de tes poils pubiens à ma crinière est l’iso-selle renversée, égalité côte à côte, tous rochers écartés. Etocs. A dada. Henni soit qui mal y panse.

 

Proverbes et chansons (CXXXVI)

Jamais je n’ai cherché la gloire

Ni voulu dans la mémoire

des hommes

Laisser mes chansons

Mais j’aime les mondes subtils

Aériens et délicats

Comme des bulles de savon.

J’aime les voir s’envoler,

Se colorer de soleil et de pourpre,

Voler sous le ciel bleu, subitement trembler,

Puis éclater.

…À demander ce que tu sais

Tu ne dois pas perdre ton temps

Et à des questions sans réponse

Qui donc pourrait te répondre ? (VIII)

…Chantez en cœur avec moi :

Savoir ? Nous ne savons rien

Venus d’une mer de mystère

Vers une mer inconnue nous allons

Et entre les deux mystères

Règne la grave énigme

Une clef inconnue ferme les trois coffres

Le savant n’enseigne rien, lumière n’éclaire pas

Que disent les mots ?

Et que dit l’eau du rocher? (XV)

Antonio Machado

Jamais croisés dans un manège, d’école andalouse du pur sang à rab, pas plus et encore moins au Cadre Noir des sauts mûrs. Personne ne nous a vu sur les roulettes de la domestication. D’ailleurs comment cela aurait-il pu se faire puisque nous n’exhibons rien de nos positions sans tabous, dans des réunions partouze-tuperware à domicile ou publiques.

La blancheur de tes côtes sauvages bronze sans que le maillot trace le plus petit maux. Seules les pinèdes que nous prîmes à témoin, peuvent certifier de la beauté de nos cris. A part nos roues a gorge personne n’a monté les éclats de voies plus ô, le phare de la Pointe Espagnole s’étant limité à les localiser, pour interdire aux autos de chercher à s’y garer.

Je n’ai de mots à t’écrire, je t’ai entendu me dire : Encres-moi vite au creux de l’âme sans descendre de cheval.

Niala-Loisobleu

28 Décembre 2015

croquis2phares__007864700_1104_29012009

6 réflexions sur “Carnets z’Intimes d’un Pêcheur à Pied 3 / Folie picturale & poétique d’un Hippo campé tout au long de la Coubre

Les commentaires sont fermés.