VOYAGE ENTRAIN


 

07.12.15 - 1

VOYAGE ENTRAIN

Le vague collé à la vitre, mes doigts montent dans l’entrain, je pars pour Toi, là où peu importe tu s’rais, j’ai pas de GPS, sinon j’crois que je me perdrais. T’es dans le couloir appuyée à la barre, petit rat sur ses pointes, sauf que t’attends le fakir et des braises qui vous font pas le sort que les sorcières ont pour destin. Tournes-toi du côté compartiment, on va s’asseoir, j’ai pris le pique-nique dans la malle en osier.

Nappe à carreaux du rouge et du blanc, les coquillages, le Jésus, les paumes frites, un coulant pour l’ô d’heur. Pendant que ça traverse, laisse tomber les voies du saigneur. Eh ma Gosse si que je te dessinai marelle, aimerais-tu m’être ciel ?

Oui l’apporte de son itinéraire c’est pas forcément toujours la bonne correspondance, si te tas gourance, bonjour quand le métro s’arrête pas entre les gares. Un foutu sac à merde que les gares. Avant d’avoir écouté pour comprendre que ceux qui en parlent c’est pas pour ton mal, faut se faire la vitrine plein la gueule.

Tu veux de l’enfance, j’comprends.

Les adultes immatures ça te fout un désordre dans le rêve que tu frôles le vide sans le moindre élastique à portée.

As pu peur, j’suis le plus jeune gosse des vieux qui me restent. Pas le cadeau de ceux qui se préparent à faire la fête, j’ai horreur d’offrir parce que les commerçants ont décidé. Non, j’suis monstrueux, tellement j’ai rien qui me me rattache à cette inhumanité. J’aime dessiner tes traits, te peindre, mettre au dehors ce dedans que personne connaît faute d’avoir eu en vie de le visiter.

Allez viens, en voiture mon Coeur, monte avec ton pélican !

 

Niala-Loisobleu

15 Décembre 2015

13.12.15 - 1

 


L’AUTRE MATIN

Bloc-notes et pars
sans chaussettes
un noeud au mouchoir

Pourquoi ce que l’on ne fait pas
serait-il interdit aux autres ?

3 cuisines, cinq armoires, quelques plantes grasses, un ordinateur, un canapé et deux fauteuils fatigués, en haut d’un escalier à monter
il faut abattre cette cloison avant Pâques

Pourquoi l’aventure devrait-elle n’arriver qu’aux autres
si l’on vit prêt à tout ?

14 chiens, 1 chat, des poules, des canards, des lapins, un jardin de moutarde, des patates, en Décembre des roses en fleurs, sous un soleil qui pleut, les vieux tracteurs font collection à côté de la moissonneuse-batteuse qui vendange quand le vain est tiré
Aux dalles du palais des marches militaires désertent

Pourquoi il m’arrive toujours de vouloir être heureux
sans suivre pour autant le mode tripes de quand ?
Parce qu’au banal j’ai choisi d’être anormal
en aimant qui veut sans vouloir faire mal résister
à la tentation de l’abandon

Nous n’hâlons qu’à vouloir nous tirer de l’amer
et de ses aigreurs
en nageant contre le courant du jour qui meurt de ses matins disparus
comme si on voulait pas se faire à l’idée
que ce qui nous manque ne vient que de ce qu’on a cessé d’aller chercher
les pochettes-surprises de l’amour sont pleines de vide

Allah

faites fort haine je ne veux pas aller Maman
le manège des hommes
c’est qu’une baraque de tir au pigeon

Dans ma tête un Dieu est et n’est pas
toute la place est prise par l’Amour
que j’en tolère tous ses défauts à ma Terre
en me poussant d’un bout à l’autre de l’Univers
tous mes doigts noués dans sa main à ailes

La

Femme que j’aime

musique éternelle orient-occident que les cordes délient

du marché aux esclaves

Niala-Loisobleu
19 Octobre 2014 / 15 Décembre 2015