DONNER ET RIEN PRENDRE


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DONNER ET RIEN PRENDRE

Mûri aux coupures hivernales , un fruit posé à la branche veuve d’un été n’a aucune parenté avec les noix, noisettes, dattes et figues sèches d’un mendiant. L’école des désillusions suçait déjà le pouce des trêves des confiseurs, quand je croisai ma première déception. J’ai manqué la classe, choisissant les sentes buissonnières.Je me suis écarté de la société de loisirs de la haine. La souffrance personnelle est intime, son origine loin d’être nourrie à la névrose, prend sa source aux garanties d’une foi profonde qui n’a pas à se trouver remise en cause. Autant par des querelles d’origines provocatrices, que par tromperies supposées.

Rêver aux fêlures du gel est incompatible avec la chaleur que le songe éveille en ses entrées internes.Mais garder ses enfants retenus revient à les avoir privés de naître. Ils ont besoin de parler de leurs yeux, pour dire le mouvement ascensionnel de leur toise.Sans aromates la richesse de la solitude perd ses senteurs garrigues et ses sauts de garennes.

Offrir la chaleur que l’on tient d’êtres que l’épreuve a rendu meilleurs, porte le sel que l’eau de mer a mis en flottaison dans un univers non navigable. Rien de ce que l’on est ne peut être séparé de la part de don provenant de l’Autre. Chaque différence étant le liant du matériau oeuvré sur le respect fondant la base constructive.

Je suis sorti de ce monde clos par l’apprentissage. Je resterais à continuer d’apprendre, surtout pas à reprendre.

La lumière de l’Amour n’ayant d’autre passion que celle de l’éclairer sans soumissions ni contraintes

Niala-Loisobleu

6 Décembre 2015

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5 réflexions sur “DONNER ET RIEN PRENDRE

  1. Vois-tu, Toi qui pus ouvrir les yeux sur les passages à côté, comme tout doit veiller à se préserver des fragilités du quotidien. N’ayant que le feu pour combustible, la Lumière doit être entretenue. Le risque en la laissant faiblir est de laisser aux pas l’accès à des chemins détournés, voire dangereux. J’ai au travers des larmes à séparer ce qu’elles ont de fertile de ce qu’elles peuvent comporter de préjudiciable.
    En vie d’embrasser du désir bleu chaque frémissement de ce Dimanche non ordinaire à plus d’un titre.
    Merci d’avoir aimé mon Idéelle.
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  2. Toujours au bord à bord, Francis…Un plaisir de te retrouver là. Merci et que cette journée nous libère des angoisses ambiantes avec leurs attaques diverses, qui sont toujours prêtes à se cacher derrière leurs masques. Bon Dimanche !

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  3. C’était un mec qui voulait croire au père no no. Ii jurait à l’autre, tu connais ma gauche, terrible quand elle s’unit du biceps aux cinq doigts. L’aut’mec, pas moins blafard, se serrait le noeud de la pogne droite. Refusant de le voir en face du problème. Parlant chacun de son côté, de leur main libre il tenait la porte à la catastrophe….C’est trop triste de moralité, vu qu’il y en qu’une : en Gaule y a plus de français, juste un peuple bêlant qui ne fait que s’entêter à donner pour se faire prendre….Merci François, merci Nicolas, bonjour les dégâts…

    Je t’embrasse Sally, pas du tout fier d’être de cette nation là.

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