DONNER ET RIEN PRENDRE


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DONNER ET RIEN PRENDRE

Mûri aux coupures hivernales , un fruit posé à la branche veuve d’un été n’a aucune parenté avec les noix, noisettes, dattes et figues sèches d’un mendiant. L’école des désillusions suçait déjà le pouce des trêves des confiseurs, quand je croisai ma première déception. J’ai manqué la classe, choisissant les sentes buissonnières.Je me suis écarté de la société de loisirs de la haine. La souffrance personnelle est intime, son origine loin d’être nourrie à la névrose, prend sa source aux garanties d’une foi profonde qui n’a pas à se trouver remise en cause. Autant par des querelles d’origines provocatrices, que par tromperies supposées.

Rêver aux fêlures du gel est incompatible avec la chaleur que le songe éveille en ses entrées internes.Mais garder ses enfants retenus revient à les avoir privés de naître. Ils ont besoin de parler de leurs yeux, pour dire le mouvement ascensionnel de leur toise.Sans aromates la richesse de la solitude perd ses senteurs garrigues et ses sauts de garennes.

Offrir la chaleur que l’on tient d’êtres que l’épreuve a rendu meilleurs, porte le sel que l’eau de mer a mis en flottaison dans un univers non navigable. Rien de ce que l’on est ne peut être séparé de la part de don provenant de l’Autre. Chaque différence étant le liant du matériau oeuvré sur le respect fondant la base constructive.

Je suis sorti de ce monde clos par l’apprentissage. Je resterais à continuer d’apprendre, surtout pas à reprendre.

La lumière de l’Amour n’ayant d’autre passion que celle de l’éclairer sans soumissions ni contraintes

Niala-Loisobleu

6 Décembre 2015

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